Remaniement : comment Hollande et Valls veulent éviter de nouvelles affaires Cahuzac et Thévenoud

Publié à 14h50, le 08 février 2016 , Modifié à 14h53, le 08 février 2016

Remaniement : comment Hollande et Valls veulent éviter de nouvelles affaires Cahuzac et Thévenoud
François Hollande et Manuel Valls © ALAIN JOCARD / AFP

Le timing ne doit rien au hasard. Au jour d’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac, ce lundi 8 février, a malicieusement fuité l’information selon laquelle l’Elysée a a transmis à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) quelques noms pour des vérifications notamment fiscales en vue d'un remaniement imminent.

L’idée : contrôler a priori les potentiels entrants au gouvernement et éviter au couple exécutif Hollande-Valls d’être éclaboussé par de nouvelles affaires Cahuzac ou Thévenoud, des noms de ces deux ministres qui avaient dû démissionner et mis à mal "la République exemplaire" vantée par le candidat Hollande en 2012. Si la démarche a fuité, les noms des personnalités concernées ne l’ont pas été. La HATVP n'a ainsi pas souhaité préciser le nombre ni les noms des potentiels ministres au sujet desquels elle a été sollicitée ces derniers jours.

Créée par les lois sur la transparence post-affaire Cahuzac en 2013, la Haute autorité dispose de quelque 18.000 déclarations d'intérêts ou de patrimoine d'élus ou responsables publics. Actuellement, elle procède quand l'Elysée le requiert à des vérifications complémentaires sur les dossiers dont elle dispose, en lien avec l'administration fiscale.

François Hollande prépare un remaniement à la faveur du départ hautement probable de Laurent Fabius pour le Conseil constitutionnel. Depuis l'affaire Thévenoud, du nom de l'éphémère secrétaire d'Etat qui avait dû démissionner pour ne pas avoir payé ses impôts, l'exécutif s'adresse parfois à la HATVP lorsqu’est envisagée une nomination.

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