Robert Ménard éjecte deux journalistes venus en médiation: "il les a envoyés 'se faire foutre'"

Publié à 07h32, le 22 mai 2015 , Modifié à 12h42, le 22 mai 2015

Robert Ménard éjecte deux journalistes venus en médiation: "il les a envoyés 'se faire foutre'"
© PASCAL GUYOT / AFP

REPORTERS AVEC FRONTIÈRES - Si Robert Ménard a été un défenseur de la liberté de la presse en tant que fondateur de Reporters sans frontières, ses relations avec les médias ont *un peu* changé depuis qu'il est maire de Béziers. Libération raconte ainsi le 21 mai comment l'édile, élu en mars dernier avec le soutien du Front national, a éjecté deux journalistes venus en médiation.

Le Club de la presse Languedoc-Roussillon avait en effet mandaté deux personnes pour tenter d'apaiser les tensions fortes existant entre Robert Ménard et le quotidien local, le Midi Libre. Les médiateurs ne sont cependant restés que 7 minutes avec le maire et le Club de la presse en fait ce récit :

 

"

Aucune discussion n’a été possible puisque Robert Ménard a immédiatement envoyé les deux journalistes "se faire foutre", les chassant de "sa" mairie en proférant des insultes.

"

Les deux journalistes ont été ainsi qualifiés de "tocards", les médias régionaux de "sous-presse" et le Midi Libre de "journal de merde". Le vice-président du Club de la presse ajoute : "le ton est monté crescendo tout au long d’un monologue qui s’est achevé par un "vous n’aurez plus le droit à la parole !"

Robert Ménard, lui, estime que les deux journalistes sont venus lui faire "une leçon de morale" qu'il n'a pas supportée. Et la liberté de la presse n'aurait rien à voir dans tout ça :

 

"

Pour moi, Midi Libre est un journal d’opposition, et je ne vais pas m’incliner devant eux. J’ai été journaliste, et alors ? Tous les journalistes n’ont pas forcément du talent, et on a le droit de les critiquer sans menacer la liberté de la presse.

"

En avril, le journal municipal de Béziers, connu pour la forte promotion de son maire, s'était déjà attaqué nommément à un journaliste du Midi Libre dans ses colonnes.

Du rab sur le Lab

PlusPlus