Sachez-le, Brice Hortefeux "déteste" Gérald Darmanin mais pas Edouard Philippe qui "l’insupporte"

Publié à 07h42, le 24 juillet 2017 , Modifié à 07h47, le 24 juillet 2017

Sachez-le, Brice Hortefeux "déteste" Gérald Darmanin mais pas Edouard Philippe qui "l’insupporte"
Brice Hortefeux. © AFP

Le cas Edouard Philippe divise la droite. Si certains crient avant tout à la trahison de son camp par l’ancien élu LR devenu Premier ministre d’Emmanuel Macron, d’autres préfèrent souligner la transparence du résident de Matignon par rapport à l’hyperactivité communicationnelle du chef de l’Etat. "Il n’a aucune marge de manœuvre. Il ne peut qu’arbitrer les petits réglages (…) Tout monte à l’Elysée et tout procède de l’Elysée", remarque Eric Woerth, président LR de la commission des lois de l’Assemblée, dans Le Figaro de ce lundi 24 juillet.

Brice Hortefeux appartient quant à lui un peu aux deux catégories. Mais l’eurodéputé a trouvé une tête de Turc dont la "trahison" l’énerve plus encore qu’Edouard Philippe : Gérald Darmanin. Au Figaro, ce très proche de l’ancien chef de l’Etat explique ainsi qu’il "déteste" l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy bien plus que le juppéiste devenu Premier ministre qui, lui, "l’insupporte" :

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Il m’insupporte parce qu’il n’imprime pas, mais je ne le déteste pas. Pas comme Gérald Darmanin.

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Un Gérald Darmanin, proche de Xavier Bertrand et nommé par Edouard Philippe ministre de l’Action et des Comptes publics, qui fait l’unanimité contre lui. "On connaît tous la foi des nouveaux convertis mais le zèle que met Darmanin à critiquer Les Républicains est hallucinant", fulmine de son côté Christian Jacob le patron des députés LR "canal historique" - une qualification qu’il déteste. Et d’ajouter concernant Edouard Philippe :

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Edouard Philippe, lui, est collaborateur des collaborateurs du président de la République puisque l’Elysée et Matignon partagent l’essentiel de leurs conseillers.

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"C’est un fusible usé avant même que l’on s’en serve", persifle Brice Hortefeux qui moque l’effacement d’Edouard Philippe face à Emmanuel Macron d’une petite blague :

 

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Il a déjà deux prénoms, il lui reste à se construire un nom.

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