Sarkozy ironise sur les multiples rendez-vous accordés par Hollande à des journalistes : "Nous n’avons pas les mêmes priorités"

Publié à 19h08, le 24 août 2016 , Modifié à 21h14, le 24 août 2016

Sarkozy ironise sur les multiples rendez-vous accordés par Hollande à des journalistes : "Nous n’avons pas les mêmes priorités"
© DOMINIQUE FAGET / AFP

Nicolas Sarkozy aimerait beaucoup redevenir président de la République. En toute logique, il s’est présenté à la primaire de la droite, officialisant sa candidature lundi 22 août. Ses soutiens et lui estiment que son atout majeur, c’est l’expérience. Autrement dit : il saura mieux s’occuper du pays que ses douze concurrents car, niveau expérience de chef de l’État, il estime en connaître un rayon.

L’ex-patron de LR entend montrer certes qu’il a fait des erreurs (ce qu’il raconte dans son livre La France pour la vie), mais pas trop quand même. Dans un entretien au Figaro magazine daté de vendredi 26 août et dont l’AFP révèle des extraits ce mercredi, Nicolas Sarkozy s’en prend aux relations de François Hollande avec les journalistes, pour mieux montrer que lui président, il avait/aurait d’autres priorités :

 

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Un président de la République qui a le temps d'alimenter de confidences deux livres de journalistes en les recevant tout au long de ce quinquennat à plus de 90 reprises, je vous dirai simplement que nous n'avons pas, François Hollande et moi, le même sens des priorités et la même conception de la fonction.

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François Hollande a reçu à environ 90 reprises les journalistes Antonin André et Karim Rissouli pour leur ouvrage Conversations privées avec le Président, et Fabrice Lhomme et Gérard Davet pour Un président ne devrait pas dire ça. Mais c’est sans compter quatre autres bouquins pour l’écriture desquels les journalistes ont également été reçus à l’Élysée : Le stage est fini (Françoise Fressoz), Jusqu'ici tout va mal (de Cécile Amar), Le pari (Bastien Bonnefous et Charlotte Chaffanjon) et Le Premier secrétaire de la République (Cyril Graziani).

Ce qui agace d’ailleurs pas mal de ministres, dont certains ontconfié leur stupeur et leur consternation au Lab.

Nicolas Sarkozy relève aussi une confidence de son successeur dans Conversations avec un président, selon laquelle il n'avait pas mesuré avant son élection la difficulté de la fonction présidentielle. "Je ne l'aurais pas dit comme cela", réagit l'ancien Président. "Je savais que c'était difficile, notamment parce que j'avais été ministre de l'Intérieur pendant plusieurs années et que je connaissais l'exigence des plus hautes responsabilités. Ce qui est préoccupant, c'est qu'il ne s'en soit rendu compte qu'après", fustige-t-il.

Du rab sur le Lab

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