Selon l'IFOP, il y a eu un "survote" Macron dans les villes où la taxe d'habitation est la plus forte

Publié à 11h53, le 23 novembre 2017 , Modifié à 17h25, le 23 novembre 2017

Selon l'IFOP, il y a eu un "survote" Macron dans les villes où la taxe d'habitation est la plus forte
Emmanuel Macron © SEBASTIEN BOZON / AFP

Cela avait été l'une des grandes annonces d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle : la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des Français. Bien qu'elle ne soit pas encore effective, cette mesure a déjà eu des répercussions. Et pas n'importe lesquelles : des répercussions électorales.

Selon une enquête IFOP, dont Le Monde se fait l'écho ce jeudi 23 novembre, le candidat d'En marche a bénéficié d'un "survote" dans les communes où le montant de la taxe d’habitation est le plus élevé. L'IFOP avance :

Quel que soit le profil sociologique de la commune, Emmanuel Macron a obtenu […] en moyenne entre 2,5 et 3,6 points de plus dans les communes où […] le montant de la taxe d’habitation était le plus élevé, par rapport aux communes où il était le plus faible, note l’IFOP. Tout se passe donc comme si les habitants de [ces] communes avaient été plus sensibles […] à la promesse du candidat.

 

Durant la campagne présidentielle, les adversaires d'Emmanuel Macron moquaient son absence de programme ou de projet. Et alors ? comme dirait l'autre. Il lui aura suffi de promettre de supprimer la taxe d'habitation pour gagner des voix. "Cette mesure concrète a été l’une des seules promesses de campagne d’Emmanuel Macron mémorisées par ses concitoyens", commente auprès du Monde Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP. Problème désormais : devoir assumer cette réforme devant les maires de France. 

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