Selon Macron, les États-Unis, l'Arabie saoudite et Israël tiennent "quasiment un discours qui va nous conduire à la guerre en Iran"

Publié à 07h05, le 04 janvier 2018 , Modifié à 07h09, le 04 janvier 2018

Selon Macron, les États-Unis, l'Arabie saoudite et Israël tiennent "quasiment un discours qui va nous conduire à la guerre en Iran"
Emmanuel Macron © AFP

La situation en Iran suscite l'inquiétude de la France. Les relations entre les deux pays se sont *légèrement* tendues avec l'annulation de la visite de Jean-Yves Le Drian à Téhéran, prévue vendredi 5 janvier. Mais impossible pour le ministre des Affaires étrangères de se rendre en Iran alors que de violentes manifestations contre le régime secouent le pays, faisant au moins 21 morts et ayant entraîné plusieurs centaines d'arrestations.

Mais malgré cette annulation, Emmanuel Macron tient à garder ouvert le dialogue avec l'Iran, comme il l'a rappelé à plusieurs journalistes mercredi 3 janvier, en marge de ses vœux à la presse. C'est ce que rapporte Le Figaro ce jeudi. Le chef de l'État a notamment jugé "très important" de "continuer à avoir l'exigence qui est la nôtre à l'égard de l'Iran et de garder cette ligne". Il a ajouté :

Sinon, on est en train de reconstruire subrepticement un axe du mal. On voit bien le discours officiel qui est porté par les États-Unis, l'Arabie Saoudite ou Israël, qui sont nos alliés à de nombreux égards, c'est quasiment un discours qui va nous conduire à la guerre en Iran. Si nous rompons toute discussion, le risque est d'aller vers des événements de conflictualité extrême.

 

Si la France reste encore discrète vis-à-vis de la situation en Iran, les États-Unis, eux, sont beaucoup plus virulents. Le président américain Donald Trump a ainsi apporté son soutien aux manifestants anti-régime. Le 30 décembre, il a ainsi déclaré sur Twitter que les "citoyens iraniens en ont assez de la corruption du régime et sa dilapidation de la richesse nationale pour financer le terrorisme à l’étranger". Le leader américain a également estimé que le gouvernement iranien "doit respecter leurs droits, y compris celui à s’exprimer. Le monde est attentif".

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