Selon Retailleau, Fillon est le "bon mélange" entre la "radicalité" de Sarkozy et la "sérénité" de Juppé

Publié à 11h46, le 28 juin 2016 , Modifié à 11h51, le 28 juin 2016

Selon Retailleau, Fillon est le "bon mélange" entre la "radicalité" de Sarkozy et la "sérénité" de Juppé
© Montage via captures d'écran BFMTV

J + S = F - Bruno Retailleau soutiendra François Fillon à la primaire, quoi qu’il arrive. Non seulement parce qu’il est son "fidèle" ami, mais aussi parce qu’il juge que son "projet" conduira au "redressement national", ce qu’il a répété ce 28 juin sur BFMTV/RMC.

Seulement voilà : François Fillon ne décolle pas dans les sondages et reste le quatrième homme de la primaire. Le sénateur de Vendée tente alors de relativiser cela en disant en substance que les sondages, c’est nul. Et prend pour cela son propre exemple en tant qu’ancien candidat à la présidence de la région Pays de la Loire, qu’il a remportée en décembre 2015 :

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Pourquoi est-ce qu’il [François Fillon] ne bouge pas ? Les sondages ne veulent rien dire, ah rien du tout. Je me suis présenté il y a six mois. On connaissait le corps électoral. C’était une élection régionale traditionnelle. Les sondeurs se sont plantés.

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Être bas dans les sondages cinq mois avant la primaire, voilà qui n’empêchera pas François Fillon de la remporter, selon Bruno Retailleau. Un argumentaire similaire à celui de Bruno Le Maire (pressenti troisième homme de la primaire derrière Alain Juppé et Nicolas Sarkozy), qui a relativisé les sondages en prenant exemple sur le Brexit.

Toujours est-il que Bruno Retailleau sera derrière l’ancien Premier ministre jusqu’au bout. Pourquoi ? Eh bien, parce qu’il est le bon mix entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy :

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C’est une bonne hybridation, un bon mélange entre ce que porte Nicolas Sarkozy un peu comme radicalité, si j’ose dire, parce qu’on est à un moment où il faut faire avancer les choses faut les bousculer, et ce que porte Alain Juppé comme sérénité. Vous prenez l’un et l’autre, vous faites la moyenne et vous avez François Fillon qui, je trouve, est une bonne synthèse.

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[BONUS TRACK] Wsh l’Europe, ya quoi ?

Après le Brexit, Bruno Retailleau entend "redonner du sens à l’Europe". Le patron des sénateurs LR fait alors un petit rappel historique sur la création de l’UE. Mais pour éviter que le téléspectateur/auditeur ne décroche, le président de la région Pays de la Loire, 55 ans, se met à parler (ce qu’il croit être) le langage "jeune" :

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L’Europe a été inventée à un moment où on se mettait sur la figure... 'grave', comme disent les plus jeunes. C’étaient des luttes fratricides, l’Europe avait été inventée pour nous protéger de nous-mêmes.

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On passera sur le fait que l’expression "grave" est apparue il y a dix ou quinze ans (la rédaction du Lab n’a pas su trancher, tandis que les internautes nous ont proposé une fourchette entre les années 1980 et 2004). Cette tentative de parler "jeune" n’est pas sans rappeler celle de François Mitterrand qui, en 1985, interrogé sur la signification du mot "chébran", répond : "Vous auriez dû dire 'câblé'".

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