Sexisme et politique : Marlène Schiappa explique s'attacher désormais les cheveux pour qu'on écoute ce qu'elle dit

Publié à 12h20, le 25 octobre 2017 , Modifié à 12h33, le 25 octobre 2017

Sexisme et politique : Marlène Schiappa explique s'attacher désormais les cheveux pour qu'on écoute ce qu'elle dit
Marlène Schiappa © AFP

SEXISME ET POLITIQUE - Maladroite dans sa communication à ses débuts au gouvernement, Marlène Schiappa semble avoir depuis gagné en assurance. Sa sortie pour le moins remarquée à l'Assemblée nationale, début octobre, lorsqu'elle a rembarré le député LR Fabien Di Filippo qui l'invectivait en lui suggérant, devant la représentation nationale, de "garder [ses] nerfs", en témoigne. Ses prises de position contre la une des Inrockuptibles avec Bertrand Cantat ou sa lettre au CSA après l'affrontement entre Sandrine Rousseau et Christine Angot sur le plateau d'On n'est pas couché, également. Marlène Schiappa l'assure pourtant : non, elle n'a pas changé. "Je n'ai pas pris de l'aplomb, j'ai toujours eu de l'aplomb", assure-t-elle ce mercredi 25 octobre au JDD.

Elle n'a pas changé mais elle reconnaît quand même avoir dû modifier un élément de son apparence : ses cheveux. Avant, elle les gardait lâchés. Mais ça, c'était avant. Auprès de l'hebdomadaire, elle dit :

Je m'attache les cheveux pour qu'on écoute ce que je dis.

Le chignon pour gagner en écoute. "Il y a un livre à écrire sur les cheveux en politique. Toutes les ministres ont eu soit les cheveux courts, soit les cheveux attachés", ajoute-t-elle, oubliant au passage quelques anciennes ministres comme Ségolène Royal, qui portaient les cheveux détachés et étaient bien écoutées.

Cette concession faite à la communication par Marlène Schiappa est en tout cas révélatrice. Notez que, même si la parole a tendance à se libérer et les faits d'agression ou de harcèlement dénoncés, le machisme et le sexisme se portent toujours bien dans notre société, merci pour eux. Et Marlène Schiappa est plutôt bien placée pour le savoir. La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes a dernièrement été la cible d'un éditorialiste du site Atlantico qui, dans un surtitre, la qualifiait de "reine des salopes" au motif qu'elle aurait écrit des livres érotiques sous pseudonyme.

Et il ne s'agit là que d'un seul exemple.

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