Signature de la loi antiterroriste : l'ancien ministre de la Justice se demande où était l'actuelle ministre de la Justice

Publié à 21h17, le 30 octobre 2017 , Modifié à 12h12, le 26 décembre 2017

Signature de la loi antiterroriste : l'ancien ministre de la Justice se demande où était l'actuelle ministre de la Justice
Jean-Jacques Urvoas, ancien Garde des Sceaux. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Il est 15h12 précisément, ce lundi 30 octobre, lorsqu'Emmanuel Macron signe la loi antiterroriste, devant les caméras, comme il l'avait fait pour les ordonnances.

Ce texte transcrit dans le droit commun des dispositions de l'état d'urgence uniquement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme notamment en matière d'assignation à résidence, de perquisition et de contrôle des personnes.

Aux côtés du président de la République se trouvaient Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, et Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement.

 

Mais c'est une absence qui a fait réagir l'ancien Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas : celle de sa successeure Nicole Belloubet.

Jean-Jacques Urvoas tweete :

 

Sur l'agenda en ligne de Nicole Belloubet, on ne trouve pour ce 30 octobre que deux rendez-vous, à 16h et 17h30.

D'autres personnalités du monde politique ont également remarqué l'absence de la Garde des Sceaux pour une loi qui concerne tout autant l'Intérieur que la Justice. C'est le cas de la sénatrice PS Marie-Pierre de La Gontrie ou encore de l'ex-député EELV Sergio Coronado.

 

La loi antiterroriste, qui entrera en vigueur dès mardi pour prendre le relais de l'état d'urgence. "Dès demain, elle entrera en vigueur", a déclaré le président de la République au cours d'une courte allocution sur cette loi adoptée par le Parlement le 18 octobre et qui "sera évaluée d'ici deux ans".

 

[EDIT 31/10]  

Interrogée sur Public Sénatle mardi 31 octobre, la ministre de la Justice critique : 

 

Là, nous sommes dans l’ordre de la polémique politique. Je la respecte et j’ai beaucoup d’amitié pour mon anté-prédécesseur mais je crois que ce n’est pas tout à fait la réalité. Je le dis ici clairement : lorsqu'il y a besoin du juge, le juge a été introduit. Et j’en serai vraiment la garante et j’en garantis le  respect. 

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