Silvio Berlusconi décrit un Nicolas Sarkozy obsédé par l'argent : "Il était jaloux, parce que j'étais riche et lui non"

Publié à 17h34, le 15 octobre 2015 , Modifié à 17h56, le 15 octobre 2015

Silvio Berlusconi décrit un Nicolas Sarkozy obsédé par l'argent : "Il était jaloux, parce que j'étais riche et lui non"
Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi incapables de décider qui finira les chouqettes © MICHEL EULER / POOL / AFP

CON I SOLDI, TUTTO È POSSIBILE – Nicolas Sarkozy adore l'argent. Ce n'est pas lui qui le dit mais Silvio Berlusconi, pour le coup extrêmement porté sur la chose pécuniaire. L'ancien président du conseil italien évoque cet aspect de la personnalité de l'ex-chef de l'État français dans un livre d'entretien avec le journaliste britannique Alan Friedman My way (éd. Michel Lafon) et dont le Huffington Post délivre quelques extraits ce jeudi 15 octobre.

El Cavaliere ne prend aucune pincette, soulignant l'aversion de Nicolas Sarkozy à son égard. Et Pourquoi ? Parce que lui est riche et que l'ancien président français non. Silvio Berlusconi raconte :

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Sarkozy était d'une hostilité incroyable envers moi, et pour plusieurs raisons. L'une d'elles était qu'il était obsédé par l'argent, il enviait ceux qui étaient fortunés. Il était jaloux, parce que j'étais riche et lui non.

 

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Ce qui l'amène à évoquer le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni :

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Après son mariage, Sarkozy me dit : Tu vois Silvio ! Maintenant, je suis riche. Comme toi !

 

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Évidemment, les propos de Silvio Berlusconi n'engagent que lui.

L'attrait supposé de Nicolas Sarkozy pour l'argent est cependant régulièrement dénoncé par ses adversaires. En 2012 au Bourget, François Hollande avait lui aussi choisi cet angle pour attaquer, sans le nommer, son adversaire de l'UMP pour la présidentielle. "J'aime les gens quand d'autres sont fascinés par l'argent", avait déclaré le candidat socialiste.

 

[BONUS TRACK] CASSE TOI POV' CON

Silvio Berlusconi raconte également comment Nicolas Sarkozy l'a repoussé lors d'un sommet de la zone euro, en octobre 2011. Les relations entre les deux hommes sont tendues, notamment du fait de l'intervention française en Libye comme le rappelle le Huffington Post.

"Bien que nous ayons des désaccords, je m'approche de lui pour le saluer et je dis 'Ciao Nicola!' de façon très amicale, comme je le suis toujours. Je lui tends la main. Il me fixe et refuse de me serrer la main. Mais ce n'est pas tout! Il repousse brutalement mon bras", rapporte Silvio Berlusconi.

Il ajoute :

 

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Je me suis dit: 'Quel crétin!' Quelle arrogance! Personne ne s'est jamais comporté comme ça avec moi. Sarkozy est la seule personne qui ait jamais refusé de me serrer la main.

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