Stéphane Le Foll se demande avec humour comment il a "pu devenir ministre sans avoir fait de latin"

Publié à 19h02, le 20 mai 2015 , Modifié à 19h08, le 20 mai 2015

Stéphane Le Foll se demande avec humour comment il a "pu devenir ministre sans avoir fait de latin"
Stéphane Le Foll © Montage via images iTélé

COMPLEXE - Une chose est sûre : on n'aura jamais entendu autant de locutions latines dans la bouche des politiques que depuis la polémique autour de la réforme du collège. Dans leurs interventions médias, en séance à l'Assemblée, lors des questions au gouvernement et même par textos, les références en latin se multiplient. Et au milieu de ces débats en langue morte, Stéphane Le Foll doit être un peu paumé. Car contrairement à ses petits camarades, le porte-parole du gouvernement n'a pas étudié le latin, ou en tous cas "pas suffisamment". Il se demande même comment il a pu arriver à ce niveau de responsabilités sans ces connaissances.

Sur iTélé mercredi 20 mai, Stéphane Le Foll explique que lui-même n'a appris la publication du décret d'application de la réforme des collèges que dans la matinée. Mais il n'en est pas pour autant "surpris". Surtout, devant les accusations de "passage en force" portées par l'opposition à cette réforme, le ministre de l'Agriculture prône le dialogue, notamment sur "l'application et la mise en oeuvre" des mesures en question.

S'engage alors un dialogue avec son interlocutrice, qui lui fait remarquer que les opposants, en particulier les syndicats d'enseignants, estiment que les conditions du dialogue ne sont plus trop réunies :

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- Laurence Ferrari : C'est difficile de dire 'on dialogue' à partir du moment où on dit 'ite misa est' [que l'on peut traduire par 'la messe est dite', ndlr]...



- Stéphane Le Foll : Oui, (rires) pour faire du latin... Moi j'en ai pas fait du latin. D'ailleurs des fois, je me dis 'mais qu'est-ce que je fais, comment j'ai pu devenir ministre sans avoir fait de latin ?' Quand j'écoute certains, je me dis 'mais... y'a quand même un petit sujet'. J'ai fait un tout petit peu de latin, mais pas suffisamment.

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Et c'est là que l'on constate que Stéphane Le Foll n'écoute pas tout ce que dit son collègue au gouvernement Thierry Mandon. Le 11 mai, toujours sur iTélé, le secrétaire d'État à la Réforme territoriale expliquait en substance que le latin, on pouvait quand même s'en passer :

 

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On peut, dans le monde moderne, sans être un latiniste pure souche, réussir parfaitement.

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Espérons donc que le porte-parole du gouvernement prêtera à l'avenir plus d'attention aux paroles du secrétaire d'État, qui pourraient le rassurer.

Du rab sur le Lab

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