Thierry Mariani, co-fondateur de la Droite populaire n'exclut pas d'être candidat à la primaire de la droite en 2016

Publié à 17h58, le 10 juillet 2015 , Modifié à 18h34, le 10 juillet 2015

Thierry Mariani, co-fondateur de la Droite populaire n'exclut pas d'être candidat à la primaire de la droite en 2016
© MIGUEL MEDINA / AFP

S'IL LE FAUT - Thierry Mariani est un ancien ministre de Nicolas Sarkozy, co-fondateur de la Droite populaire, un des courants de l'ex-UMP classé à la droite du parti. Ancien proche du président de Les Républicains, il n'entend pas lui apporter automatiquement son soutien pour 2016, mais vraiment pas. Dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles du 9 juillet, il explique :  

Il ne faudrait pas que notre candidat se presse de faire une campagne de second tour et cherche à convaincre les centristes et les déçus du socialisme.

Le centre, très peu pour lui. L'accord UDI/Les Républicains n'est pas, selon lui, une bonne chose. Comprendre : une campagne d'un parti de droite se fait à droite.

Conclusion du député des Français de l'étranger : 

A ce jour, je n'exclus rien. Nous ne sommes pas une écurie présidentielle mais un courant. Mais s'il le faut ...

Il va donc dresser une liste de points non négociables et décidera ou pas de se lancer même si pour l'instant, les candidats *plus ou moins franchement déclarés * ne le convainquent pas. Si Xavier Bertrand et François Fillon lui "donnent l’impression d'avoir beaucoup réfléchi", il ne trouve guère d'attrait à Alain Juppé. Bruno Le Maire ? "Un Juppé en plus jeune, C'est maigre". Quant à Nicolas Sarkozy, il confiait déjà ses doutes avant l'élection à la présidence de l'UMP. Il ne semble toujours pas emballé, échaudé par l'expérience 2007-2012. Il analyse :

Nicolas Sarkozy s'est fait élire sur la promesse de passer le Karcher. Il n'a même pas branché le tuyau.   

Mi-juin, Thierry Mariani avait déjà dit "non" à Nicolas Sarkozy en refusant de rempiler chez Les Républicains en tant que délégué national aux Français de l'étranger.

 

[Bonus] Alerte autre candidat potentiel 

Dans la course, il trouvera peut-être un nouveau concurrent en la personne d'Hervé Mariton. Le député de la Drôme, 3ème homme de l'élection à la présidence de l'UMP à l'automne dernier s'interroge. Toujours à Valeurs actuelles mais le 6 juillet, il a confié y penser, ajoutant :  

 

Ça dépendra de ce que disent les autres et nous verrons quel est le besoin que cette ligne politique soit portée. Pour l’instant, il existe. 





A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

> Pour Alain Juppé, ce n’est pas lui qui est trop à gauche, ce sont ses adversaires qui "sont très à droite"

Primaire : François Fillon le "pilote d'endurance" rappelle l'exploit de Jacky Ickx, "parti le dernier et arrivé le premier"

Quand le tennisman Bruno Le Maire se prédit un destin politique à la Djokovic



A LIRE AUSSI SUR EUROPE1.FR :

> Pour Le Maire, l'heure est à la discrétion

Du rab sur le Lab

PlusPlus