Thierry Rolando, l'homme qui porte plainte contre Emmanuel Macron, est un proche conseiller de Bruno Retailleau, le lieutenant de François Fillon

Publié à 06h42, le 28 février 2017 , Modifié à 06h44, le 28 février 2017

Thierry Rolando, l'homme qui porte plainte contre Emmanuel Macron, est un proche conseiller de Bruno Retailleau, le lieutenant de François Fillon
François Fillon et Bruno Retailleau © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Une plainte pour "injures" a été déposée lundi 27 février, à Perpignan, par le Cercle algérianiste national, une association de pieds-noirs. La personne visée par cette plainte n'est autre qu'Emmanuel Macron. En cause ? Les propos du candidat à la présidentielle qui avait qualifié la colonisation de "crime contre l'humanité" lors d'un déplacement en Algérie au mois de février. Ces mots "ont bouleversé, écœuré, blessé d'innombrables Français d'Algérie et Harkis. J'ai reçu des milliers de mails. Il y a une véritable colère", a ainsi expliqué Thierry Rolando, président du Cercle algérianiste, lundi.

Il faut toutefois noter une chose : Thierry Rolando n'est pas un inconnu du paysage politique. Il est l'un des proches conseillers de Bruno Retailleau, l'un des plus fidèles lieutenants de François Fillon.

En juin 2016, L'Express lui avait accordé un mini-portrait dans le cadre d'un papier consacré aux conseillers de Bruno Retailleau. On y apprenait notamment que Thierry Rolando épaule le président de la région Pays de la Loire en matière économique. Il suit notamment les dossiers des chantiers navals STX ou de l'éolien offshore, précisait l'hebdomadaire. 

On apprenait également qu'en 2012, Thierry Rolando avait cosigné un pamphlet avec un certain… Robert Ménard. Titre de l'ouvrage un tantinet provocateur : Vive l'Algérie française (éd. Mordicus). "C'était le Ménard d'avant", insistait-il auprès de L'Express, ajoutant refuser de commémorer le 19 mars, date des accords d'Evian, car selon lui la date "marque le début du déchaînement de violence contre les pieds-noirs".

Distancé dans les sondages, François Fillon essaye de remobiliser son électorat avant le premier tour de la présidentielle. L'ancien Premier ministre a décidé de concentrer ses attaques contre Emmanuel Macron.

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