Thierry Solère répond aux accusations d’Eric Ciotti : "en matière de trahison, il s’y connaît très bien"

Publié à 07h37, le 12 juillet 2017 , Modifié à 07h38, le 12 juillet 2017

Thierry Solère répond aux accusations d’Eric Ciotti : "en matière de trahison, il s’y connaît très bien"
Thierry Solère et Éric Ciotti. © Montage le Lab via AFP

Des suspensions mais pas d’exclusions. Avant son congrès, LR a tenté de gagner du temps pour savoir comment traiter les ministres et députés LR pro-Macron. Mardi 11 juillet, le bureau politique de Les Républicains a ainsi décidé de suspendre six responsables LR pro-Macron de leurs fonctions exécutives au sein du parti. Un "BP" tendu où se sont affrontés deux lignes : celle favorable à l’exclusion des félons et une autre plus modérée, surtout dans l’attente des élections sénatoriales de septembre.

Parmi les plus virulents à l’égard des ministres et élus LR Macron-compatibles, Éric Ciotti. Le député des Alpes-Maritimes n’encaisse toujours pas de s’être fait souffler le poste de questeur de l’Assemblée nationale par Thierry Solère, artisan du groupe des Constructifs. Un Thierry Solère qu’il qualifie de "professionnel de la trahison". Au Figaro de ce mercredi 12 juillet, le néo-questeur réplique à Éric Ciotti en mode "si y’a un traître ici, c’est oit" :

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Quand je vois le comportement de monsieur Ciotti à l’égard de Christian Estrosi à qui il doit tout, en matière de trahison, je vois qu’il s’y connaît très bien. Ensuite, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Eux comme nous.

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Lors de ce bureau politique tendu mais au final attentiste, Éric Ciotti a demandé des sanctions contre Marine Brénier, la députée des Alpes-Maritimes proche de Christian Estrosi à qui elle a succédé et qui siège au sein du groupe parlementaire des Constructifs. La députée est également présidente des Jeunes Républicains depuis 2015.

Une commission spéciale, composée des anciens ministres Patrick Ollier et Jean Leonetti et de l'actuelle vice-présidente du parti Isabelle Le Callennec, sera mise en place et chargée de rendre une décision définitive sur le sort des six personnalités concernées par d'éventuelles sanctions (Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, le questeur de l'Assemblée nationale Thierry Solère et le coprésident du groupe des députés Constructifs Franck Riester), après les avoir entendus. Lors de ce bureau politique, Les Républicains ont également décidé, à la quasi-unanimité, de programmer l'élection de leur nouveau président, qui se fera par scrutin électronique, les 10 et 17 décembre.

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