Top 5 des attaques de la droite et du gouvernement envers la CGT

Publié à 11h46, le 25 mai 2016 , Modifié à 11h49, le 25 mai 2016

Top 5 des attaques de la droite et du gouvernement envers la CGT
Cinq hommes en colère : Jean-Marie Le Guen, Stéphane Le Foll, Eric Ciotti, Bruno Le Maire et Eric Woerth. © Montage via captures d'écran

Le conflit autour des sites pétroliers, au cœur de la contestation du projet de loi Travail depuis plusieurs jours, se prolonge mercredi 25 mai. Six raffineries sur huit au total en France sont au ralenti ou à l'arrêt, et 20% des 12.000 stations-service sont en situation de pénurie totale ou partielle. La France a commencé à puiser dans ses réserves stratégiques. Et voilà que la CGT-Energie souhaite désormais étendre la mobilisation aux centrales nucléaires à partir du 26 mai.

Alors forcément, la droite est colère. Beaucoup d’élus ne supportent pas que des millions de Français subissent les conséquences de ces mouvements sociaux orchestrés par la CGT. Mais le gouvernement aussi en a gros contre ce syndicat opposé à loi Travail.

Au Lab, nous avons recensé cinq attaques proférées par l’opposition et l’exécutif contre la CGT, ce mercredi 25 mai.

#1 Mer elle et folle

Eric Woerth a dénoncé une "radicalisation" de la CGT et estimé qu’elle avait perdu la raison. Sur iTélé, le secrétaire général du parti Les Républicains a dit :

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La CGT elle est devenue folle, elle est devenue folle. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui une CGT qui est de moins en moins nombreuse, qui est de plus en plus radicalisée, pour employer les termes qu'on emploie aujourd'hui à tout bout de champ. C'est une CGT qui est prête à mener le combat jusqu'au bout, pour des raisons souvent internes. Je pense que monsieur Martinez, il est même dépassé par ses troupes, il doit courir derrière ses troupes, ou ses éléments les plus radicaux, et on aboutit dans une situation où [sic] les Français sont pris en otage.

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#2 La rage folle

Eric Ciotti, sur Sud radio/Public sénat, est allé plus loin. Le député des Alpes-Maritimes a carrément parlé de "rage folle" et en a profité au passage pour dénoncer "l’impuissance coupable" du gouvernement face aux blocages de la CGT :

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On a un pays qui s’achemine vers un blocage. Et face à cette situation, qui est motivée, qui est bien entendu organisée par l’extrême gauche, par la CGT qui est atteinte quelque part d’une forme de rage folle, eh bien il y a une impuissance coupable. Il y a d’un côté extrémisme violent, une minorité qui veut bloquer le pays et de l’autre côté il y a une impuissance coupable de ce gouvernement.

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#3 Exit la CGT

Le candidat à la primaire de la droite, Bruno Le Maire, lui, a d’abord exprimé son désarroi, sur le plateau de LCI :

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Je suis terriblement inquiet de la situation parce qu’on voit bien que l’autorité du gouvernement, du président de la République, aujourd’hui, elle est battue en brèche. On voit bien que le spectacle désolant de ce conflit, de ces blocages, c’est le résultat de la guerre des gauches, la guerre entre les frondeurs et les sociaux-démocrates, la guerre entre le gouvernement et la CGT. C’est le résultat d’une radicalisation de la CGT qui est profondément inquiétante, qui, plus elle est faible, plus elle se radicalise, plus elle cède à la violence.

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Arguant qu’"à la moindre réforme, tout bloque, rien n’avance", le député de l’Eure a donc tout simplement suggéré d’en finir avec la CGT, en tout cas avec son mode de revendication :

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Le syndicalisme représentatif de 1946, c’est fini. Il faut qu’on en finisse avec une CGT qui bloque systématiquement toute proposition qui permet au pays d’avancer.

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#4 Ça va plus aller mieux à cause d’eux

Ça va mieux, assène François Hollande. Et pourtant, ça pourrait aller moins bien malgré tous les efforts de l’exécutif. C’est du moins le sens des propos de Stéphane Le Foll, pour qui la CGT pourrait être "responsable" d’une remise "en cause" de la croissance. Sur France Info, le porte-parole du gouvernement a expliqué :  

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Si ça va mieux en termes de croissance, de la capacité que l'on a à créer de l'emploi, la responsabilité de bloquer un pays et donc de remettre en cause la croissance qui est en cours et donc les créations d'emplois qu'on peut espérer derrière [...], chacun mesurera la responsabilité qui est la sienne.

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#5 Inflammation gauchisante

Quant au secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, il a déploré une "inflammation gauchisante" de la CGT qui était pourtant auparavant une "organisation rugueuse et sérieuse". Sur RTL, Jean-Marie Le Guen a déclaré :

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Moi j’appartiens à une histoire où la CGT est une organisation rugueuse et sérieuse. On a vu au congrès de Marseille, ça ne date pas du 49.3, comme on dit, vous avez eu une inflammation gauchisante qui déborde des cadres traditionnels de la CGT. Le Parti communiste est balayé au profit de groupes plus gauchistes. M. Viannel, leader historique de la CGT, comme M. Thibault qui en était quelque part le fils spirituel, ont été mis de côté, critiqués, au profit de gens qui sont sur l’idée d’une grève généralisée et permanente, c’est-à-dire une action idéologique et politique plus qu’une action syndicale. Il y a une petite minorité qui essaie de radicaliser les choses.

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