Trierweiler et Gayet : dans son livre, Sarkozy attaque Hollande sur sa gestion de sa vie privée

Publié à 12h18, le 22 janvier 2016 , Modifié à 12h20, le 22 janvier 2016

Trierweiler et Gayet : dans son livre, Sarkozy attaque Hollande sur sa gestion de sa vie privée
Nicolas Sarkozy © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

EN-DESSOUS DE LA CEINTURE - On savait que le livre de Nicolas Sarkozy serait très "personnel", car écrit par le président de LR lui-même (et à la main, s'il-vous-plaît). Pas de nègre pour faire les mea culpa à sa place. De la confession, de l'introspection, de l'inventaire - pardon, du "retour sur expérience". Et un peu de vie privée, aussi.

Car dans La France pour la vie, l'ancien chef de l'État évoque aussi son intimité, sa vie de famille et son épouse. Il tient par là à justifier, a posteriori, une gestion de sa vie sentimentale qui a défrayé la chronique et alimenté les polémiques. "J'ai si longtemps souffert, en tout cas enfant, de ne pas avoir la famille dont je rêvais que je suis prêt à tout pour protéger la mienne de façon quasi-obsessionnelle. C'est pour cela que j'ai voulu épouser Carla si rapidement en 2008", écrit-il ainsi, comme l'a repéré L'Obs.

C'est ensuite *tout naturellement* que Nicolas Sarkozy embraye sur... une vive critique du comportement de François Hollande dans ce domaine. En mode "Hollande, ce goujat", l'ex-président tance son successeur qui, lui, n'a pas épousé les deux compagnes qu'il a eues durant son quinquennat. Cela commence par une défense inattendue de Valérie Trierweiler :

 

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Comme les événements ultérieurs l'ont démontré, installer sa compagne à l'Elysée sans l'épouser est juridiquement possible, politiquement acceptable, mais humainement désastreux pour celle qui se trouve ainsi exposée à toutes les attaques sans avoir aucun moyen de répondre. Je n'ai pas aimé que l'on fît de Valérie Trierweiler le bouc émissaire idéal, car placée dans cette situation bancale dont elle n'était pas responsable, elle ne pouvait pas se défendre.

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Selon lui, l'actuel chef de l'État avait donc "placé" sa compagne d'alors dans une "situation bancale", l'exposant gravement et l'empêchant de se défendre". Ce qu'elle a tout de même fait par la suite en publiant un livre.

Mais ce n'est pas tout. Nicolas Sarkozy évoque aussi Julie Gayet, sans toutefois la nommer. Cette relation, d'abord secrète avant d'être révélée dans la presse people, a elle aussi fait l'objet de beaucoup d'attention. Et là encore, d'après lui, c'est de la responsabilité de François Holllande qui, en n'officialisant pas, a ouvert la porte au grand déballage :

 

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Nombreux furent ceux qui jugèrent déplacé mon 'empressement matrimonial'. Et pourtant, c'était bien la façon la plus digne et la plus simple d'éviter à Carla un statut injurieux, en tout cas à mes yeux, de 'maîtresse officielle'. On m'a moqué pour avoir dit 'Avec Carla, c'est du sérieux'. C'est pourtant ce qui nous a permis d'éviter les photographies volées, les sous-entendus graveleux.

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Pour lui, François Hollande récolte donc ce qu'il a semé, avec la publication dans la presse de clichés entrés à la postérité.

Bigre, voilà qui fait beaucoup. François Hollande - qui par ailleurs refuse de se marier parce qu'il a passé l'âge et que ça coûte cher - appréciera certainement toutes ces attentions.

Certes, ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy investit de la sorte le terrain de l'intimité, en le mêlant de près à la politique. Durant la campagne pour la présidence de l'UMP, il avait ainsi fait de trèèèèès nombreuses références à Carla Bruni-Sarkozy au cours de ses meetings.

Aujourd'hui, cela lui permet de discréditer son probable futur adversaire sur le terrain de la décence et de la moralité.

[BONUS TRACK]

Pourtant, Nicolas Sarkozy assure n'avoir rien de spécial contre François Hollande. "Je n'ai envers lui ni amertume, ni détestation. Je n'ai avec lui aucun compte à régler, aucune vengeance à assouvir", promet-il la main sur le coeur. Et de poursuivre :

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Je connais son habileté à manipuler et à préparer des pièges. Je sais, comme ses amis au nombre desquels je ne suis pas, combien il sait dissimuler, masquer, parfois même travestir la vérité.



Mais, je le répète, je n'ai aucune inimitié à son endroit. D'ailleurs, l'engagement politique, au plus haut niveau, exige que l'on sache se tenir, ou plutôt se contenir.

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