"Un acte violent et inacceptable" : la gauche condamne l’agression contre Manuel Valls en Bretagne

Publié à 19h42, le 17 janvier 2017 , Modifié à 20h40, le 17 janvier 2017

"Un acte violent et inacceptable" : la gauche condamne l’agression contre Manuel Valls en Bretagne
© BERTRAND GUAY / AFP

La campagne de Manuel Valls n’est pas de tout repos. Lors d’un déplacement ce mardi 17 janvier à Lamballe, dans les Côtes-d‘Armor, le candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire a reçu une gifle de la part d’un jeune homme. Selon l'entourage de Manuel Valls, ce dernier "serait proche de l'extrême-droite bretonne autonomiste".

L’incident s’est produit alors que l’ex-chef de gouvernement sortait de la mairie de cette ville et serrait quelques mains. Après son geste, l’individu a été immédiatement interpellé et plaqué sans ménagement contre une grille en fer par le service de protection du candidat. Cette attaque physique très rare contre un dirigeant politique a été immédiatement condamnée par la classe politique.

Sur Twitter, Vincent Peillon a "condamné avec la plus grande fermeté l’agression physique dont a été victime Manuel Valls et lui a assuré sa totale solidarité". Pour le candidat à la primaire, c’est "un acte violent et inacceptable".

 

 

Lui aussi adversaire de Manuel Valls dans cette primaire, Benoît Hamon a également sur Twitter "condamné cet acte inacceptable de violence contre Manuel Valls et lui a adressé ses amitiés".

 

Plusieurs proches du député des Yvelines comme Mathieu Hanotin, qui a déploré "un geste inadmissible", ou encore Pascal Cherki, saluant "la réaction avec hauteur de vue" de l’ancien Premier ministre, ont eux aussi déploré ce nouvel incident dans la campagne de Manuel Valls.

 

Sylvia Pinel a pour sa part exprimé "tout son soutien à Manuel Valls" et affirmé que "la violence n'est jamais acceptable".

 

Arnaud Montebourg a lui aussi réagi. Pour le candidat à la primaire, "rien ne justifie la violence. Une démocratie vivante privilégie toujours le débat d’idées", a-t-il estimé.

 

Un peu plus tôt, l’un des soutiens de l’ex-ministre de l’Economie, Jérôme Guedj, avait condamné cet acte.

 

 

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a lui aussi déploré cette agression sur Public Sénat. "Ça me choque. Cette violence n’a pas sa place dans la République", a-t-il déclaré au Sénat. "Je tiens à exprimer à Manuel Valls, qui est un homme qui a des convictions et qui a du courage, toute mon affection et mon amitié", a ajouté le chef du gouvernement.

A gauche toujours, Manuel Valls a aussi reçu le soutien d’une adversaire politique : Cécile Duflot. "Chacun connaît nos désaccords mais la violence physique qu’a subi Manuel Valls est choquante et inacceptable. Point", a écrit l’ancienne ministre écologiste du Logement.

 

 A droite, les réactions politiques ont été moins nombreuses. Le député européen LR Renaud Muselier a expliqué que "quand on n’est pas d’accord, on vote contre, on ne frappe pas".

 

Sur Public Sénat, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a "condamné ce geste" en estimant que "la violence en toute circonstance doit être condamnée". Quant au député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, il a sur Twitter dénoncé une "agression scandaleuse". 

 

Si le député RBM-FN du Gard Gilbert Collard a condamné cet acte "scandaleux" il a malgré tout prêché pour sa paroisse : "Quand on laisse tout faire, tout arrive. De l’ordre et du respect, vite !"

 

[EDIT 20 h 21] Ajout des déclarations de Bernard Cazeneuve.

[EDIT 20 h 40] Ajout du tweet d'Eric Ciotti.

Du rab sur le Lab

PlusPlus