Un "bug" censé expliquer, selon Christophe Borgel, les grosses incohérences sur les résultats de la primaire

Publié à 15h16, le 23 janvier 2017 , Modifié à 18h30, le 23 janvier 2017

Un "bug" censé expliquer, selon Christophe Borgel, les grosses incohérences sur les résultats de la primaire
Christophe Borgel © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

On ne va pas se mentir : les chiffres de la participation à la primaire de la Belle Alliance Populaire étaient un tout petit peu confus, ce lundi 23 janvier, voire totalement bidons, du moins en ce qui concerne ceux publiés à 10h du matin sur le site de la Haute autorité de la primaire.

Avec 1.601.138 votants comptabilisés à 10h, la Haute Autorité annonçait les résultats suivants, comme l'a noté le service Désintox de Libération :


Capture d'écran @LibeDesintox

Tiens, c'est marrant mais les pourcentages de voix obtenues correspondent exactement à ceux donnés dans la nuit de dimanche à lundi, à 00h45.


Capture d'écran @LibeDesintox

De deux choses l'une : soit les bulletins dépouillés entre temps n'ont pas modifié d'un iota les résultats provisoires publiés dans la nuit ; soit il y a eu un énorme tripatouillage. Tripatouillage qui aurait continué dans la matinée avec un correctif apporté, mais pas de manière optimale : le nombre de voix récoltées par les candidats n'était pas égal au chiffre des suffrages exprimés. Ce qui est un peu louche, même au Parti socialiste.

Contacté par Désintox, Christophe Borgel, président du comité national d'organisation de la primaire, se défend et parle… d'un bug. Il dit :     

"

Il y a eu un bug, rien de plus. Et c'est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j'ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille.

"

Christophe Borgel reconnaît donc la manip'. Il admet également avoir demandé la publication de résultats faux en attendant que les vrais ne soient connus. 

Sur RTL, il précise que ce bug serait plus une "erreur humaine". "Une erreur vraisemblablement d’un de nos permanents", explique-t-il. 

Il n'oublie pas, cependant, de se demander si le problème vient de la société prestataire, qui gère les remontées des bureaux, ou bien du service informatique en interne. "Je ne vais pas jeter la pierre à des gens qui travaillent comme des fous sur cette énorme machine qu'est la primaire", avance-t-il. 

[Edit 18h27] Précisions de Christophe Borgel sur RTL 

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