Un meeting de soutien à Gérard Filoche organisé à Paris le 9 décembre

Publié à 19h10, le 30 novembre 2017 , Modifié à 11h23, le 01 décembre 2017

Un meeting de soutien à Gérard Filoche organisé à Paris le 9 décembre
Gérard Filoche © ERIC CABANIS / AFP

Sous le coup d'une sanction depuis des années au gré de ses différentes sorties hautement polémiques, Gérard Filoche a finalement été exclu du Parti socialiste après son tweet antisémite, le 21 novembre. Mais l'ancien inspecteur du travail n'est pas du genre à se laisser faire.

Celui qui avait soutenu Arnaud Montebourg lors de primaire de La Belle Alliance populaire a décidé de contre-attaquer. Il peut, dans cette action, compter sur quelques soutiens dont le député La France insoumise François Ruffin, son collègue socialiste Jérôme Lambert, le maire PCF de Stains Azzédine Taïbi, ou encore la conseillère de Paris LFI Danièle Simonnet qui ont signé, comme près de 5.000 autres personnes, une pétition mise en ligne le 29 novembre et intitulée : Pétition pour Gérard Filoche. L’honneur d’un militant.

"La pétition a été lancée par la fondation Copernic", explique au Lab Gérard Filoche. Le texte qui l'accompagne a été débattu et arrêté par les premiers signataires." Parmi eux, François Ruffin donc, mais également Guy Bedos. Le nom de domaine pour-lhonneur-de-gerard-filoche.org, site sur lequel est diffusée cette pétition, a été déposé le 27 novembre sous le nom de Gérard Filoche lui-même, comme en témoignent les données consultables sur Whois.

whois

Mais ce n'est pas tout. Selon les informations du Lab, les amis de Gérard Filoche se retrouveront le 9 décembre prochain à la Bourse du travail, à Paris, pour un meeting de soutien. Le lieu est des plus symboliques puisqu'il s'agit d'un grand centre du syndicalisme parisien. On devrait donc y croiser certains des premiers signataires de la pétition dont le texte fait l'apologie de l'ancien socialiste. "Oui, Gérard Filoche a retweeté un montage photo mettant en cause Emmanuel Macron dont, dans la précipitation, il n’a pas immédiatement perçu le caractère antisémite. Il s’est rapidement rendu compte de son erreur, a retiré le tweet, s’est excusé publiquement, a répondu aux journalistes", peut-on lire, le texte dénonçant une "accusation scandaleuse, cette atteinte portée à l’honneur d’un militant qui a consacré sa vie entière à défendre les libertés syndicales et le code du travail, à lutter contre le racisme et l'antisémitisme".

Puis survient une allusion à Manuel Valls :

Pendant ce temps, l’antisémitisme et le racisme répandent leur poison. Manuel Valls, si prompt à dénoncer l’antisémitisme, affirmait cette semaine encore que les musulmans 'sont un problème'. Ce n'est pas la première fois, et il n'a jamais été inquiété pour ce type de propos.

Une référence aux mots de l'ancien Premier ministre, en Espagne le 21 novembre. Le député avait parlé du "problème de l'islam, des musulmans" dans la société française, déclenchant une forte polémique. 

Du rab sur le Lab

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