Une sénatrice UMP propose d'aider l'armée de Bachar El-Assad à sauver la ville de Palmyre

Publié à 10h11, le 15 mai 2015 , Modifié à 11h11, le 15 mai 2015

Une sénatrice UMP propose d'aider l'armée de Bachar El-Assad à sauver la ville de Palmyre
Capture d'écran du tweet de Joëlle Garriaud-Maylam

REALPOLITIK - Les forces armées de l'État Islamique ne seraient plus qu'à quelques mètres de la cité antique de Palmyre en Syrie. Une information qui a fait réagir la sénatrice UMP des Français de l'étranger, Joëlle Garriaud-Maylam, qui via Twitter, a proposé d'aider l'armée de Bachar El-Assad, dictateur en place depuis 15 ans.

Dans une série de tweets, elle juge que cela serait "un crime absolu" de laisser la ville aux mains de l'État Islamique et juge qu'il "FAUT aider" l'armée du dictateur à protéger la ville. Le tout en adressant ses messages au compte du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. 

Une application à la lettre de la théorie de la "RealPolitik" où les alliances internationales doivent se faire au gré des intérêts stratégiques des pays et non via des valeurs ou des idées communes entre pays.

Le gouvernement n'a eu de cesse de condamner le régime de Bachar El-Assad, notamment depuis le début de la guerre civile syrienne, débutée en 2011. Alors que le dictateur était accusé d'avoir eu recours à des armes chimiques contre sa propre population, François Hollande avait soutenu une intervention internationale, avant de se retracter face au refus de Barack Obama.

Plus récemment, le voyage de quatre parlementaires en Syrie avait suscité la polémique jusque dans la majorité. Jean-Christophe Cambadélis avait ainsi réclamé des sanctions contre les parlementaires en question alors que Bruno Le Roux avait demandé la suspension du groupe d'amitié France-Syrie à l'Assemblée. Le tout même si l'exécutif français était au courant de cette escapade avant qu'elle n'ait lieu.

[EDIT 11:10] La sénatrice a répondu, via Twitter, à l'article du Lab en affirmant qu'il est "de notre devoir" de préserver la ville.

D'autres politiques ont réagi à la possibilité de voir la ville de Palmyre tomber aux mains de l'État Islamique :

A lire sur le Lab >>

- Des politiques condamnent l'interview de Bachar El-Assad au JT de France 2 

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