Valérie Pécresse "choquée" de la formule d’Emmanuel Macron sur la France "pas réformable"

Publié à 10h34, le 02 septembre 2017 , Modifié à 10h34, le 02 septembre 2017

Valérie Pécresse "choquée" de la formule d’Emmanuel Macron sur la France "pas réformable"
Valérie Pécresse. © AFP

En déplacement en Europe de l’Est à la fin août, Emmanuel Macron avait parlé, depuis l’étranger donc, de politique intérieure. Et devant la communauté française de Roumanie, le 24 août, le chef de l’Etat avait pesté contre la France qui "n’est pas un pays réformable", souhaitant par ailleurs la "transformer en profondeur". Un blocage quasi psychologique aux réformes qu’il avait déjà dénoncé lors de sa campagne présidentielle.

Une semaine plus tard, Valérie Pécresse, qui trouve que les ordonnances sur la réforme du code du travail vont dans le bon sens, fustige cette sortie du président de la République. La présidente LR de la région Ile-de-France se dit ainsi "choquée" par cette formule d’Emmanuel Macron. Au Parisien de ce samedi 2 septembre, celle qui lance son mouvement "Libres !" et pointe le risque d’éclatement de LR si Laurent Wauquiez emporte la présidence du parti lance :

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Cette formule m’a choquée. J’y ai vu une certaine forme de fatalisme, un aveu d’impuissance ou un prétexte à l’inaction.

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"Or je sais qu’on peut réformer. La droite l’a d’ailleurs prouvé par le passé", poursuit-elle.

Cela ne l’empêche pas de dire que la droite "ne peut qu’être d’accord avec la direction prise par le président de la République, donnant plus de souplesse aux entreprises". Même si elle dit "rester sur sa faim", Valérie Pécresse assure que si elle était toujours parlementaire, elle aurait voter cette réforme.

A gauche, les réactions ont été plus virulentes encore. François Kalfon, membre de la direction collégiale du PS, avait tout bonnement demandé à Emmanuel Macron "de présenter ses excuses" pour avoir dit que les Français "détestent les réformes".

Quant à Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Marseille, il a simplement dressé la liste des réformes que les Français approuveraient. Selon lui.

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