Venezuela : Manuel Valls demande à la communauté internationale de "réagir"

Publié à 06h50, le 31 juillet 2017 , Modifié à 06h50, le 31 juillet 2017

Venezuela : Manuel Valls demande à la communauté internationale de "réagir"
Manuel Valls. © AFP

Chaos au Venezuela. Dix morts, des barricades, des gaz lacrymogènes, une explosion... Rien ne va plus. Le Venezuela a connu, dimanche 30 juillet, une nouvelle vague de violences qui a entaché l'élection d'une Assemblée constituante voulue par le président Nicolas Maduro et contre laquelle l'opposition a appelé à de nouvelles marches dès ce lundi 31 juillet.

"Le simulacre d'élection de Maduro est un autre pas vers la dictature. Nous n'accepterons aucun gouvernement illégitime. Le peuple vénézuélien et la démocratie prévaudront", a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU alors que les Etats-Unis menacent le pays chaviste de sanctions. A l’inverse, la diplomatie française est restée pour le moment étonnement silencieuse dans cette crise, que ce soit du côté d’Emmanuel Macron à l’Elysée ou de Jean-Yves Le Drian au Quai d’Orsay.

Ancien Premier ministre et membre de la majorité présidentielle en tant que député apparenté LREM, Manuel Valls s’est lui exprimé sur Twitter sur le Venezuela. Pour le député de l’Essonne, Nicolas Maduro, le président venezuelien, "cherche à imposer une dictature". Il en appelle à la communauté internationale pour régler cette crise qui pourrait déboucher sur une guerre civile dans ce pays d’Amérique latine cher à Jean-Luc Mélenchon ou au conseiller d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien :

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Ce qui se passe au Venezuela impose une réaction très ferme. Maduro cherche à imposer une dictature. La communauté internationale doit réagir.

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Si la diplomatie française est pour l'instant muette, dans une interview ce week-end aux journaux du groupe Ebra, Romain Nadal, l’ambassadeur de France à Caracas, a révélé qu’Emmanuel Macron avait écrit une lettre à Nicolas Maduro le 5 juillet pour proposer les services de la France pour installer un dialogue entre le régime et l’opposition.  

Mais, publiquement, c’est silence radio du côté de l’Elysée.

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