Victoire de Cameron : les parieurs meilleurs que les sondeurs

Publié à 16h01, le 09 mai 2015 , Modifié à 16h01, le 09 mai 2015

Victoire de Cameron : les parieurs meilleurs que les sondeurs
David Cameron, lui-même surpris par sa victoire aux législatives au Royaume-Uni © LEON NEAL / AFP
Image Olivier Duhamel

Olivier Duhamel

Notre éditorialiste relève les explications alambiquées après que les sondages d'intentions de vote se sont plantés au Royaume-Uni.

>> Sondages

ICM pour The Guardian mardi : Travaillistes 35%, Conservateurs 34%. Sondage IPSOS de fin de campagne : Conservateurs 36%, Travaillistes 35%. Agrégation des enquêtes d’intention de vote par la London School of Economics : Conservateurs 278 sièges, Travaillistes 267.

>> Résultats

Conservateurs 37%, 331 sièges (+ 53 ! ), Travaillistes 30%, 232 sièges.

>> Explications avancées

# À cause des électeurs

Ils mentent, explique Alberto Nardelli dans The Guardian. Ou alors, ils changent d’avis le jour du vote.

# À cause d’Internet

Ce sont les Internautes qui décident de répondre ou pas – et cela fausserait l’enquête.

# À cause de la fracturation des électorats

Peter Kellner, président de l’institut YouGov, souligne dans The Daily Telegraph que les électeurs sont de plus en plus capricieux, et partant imprévisibles.

# Le cœur puis le portefeuille.

C’est Rem Korteweg, chercheur au Center for European Reform de Londres, qui avance cette thèse. "Les gens disent pour qui ils vont voter selon leur cœur, puis ils votent selon leur portefeuille." On comprend mieux la sous-estimation des conservateurs…

>> Conclusion : Mieux vaut suivre les parieurs que les sondeurs

Leighton Vaughan Williams, professeur de science politique à la Nottingham Business School, l’affirme : "Si vous voulez savoir vraiment quel est le résultat probable d’une élection, ignorez les sondages et regardez le marché des paris". Cameron y était favori à 5 contre 1. Et sur Betfair, numéro 1 des paris par Internet, 83% ont parié que les Conservateurs auraient le plus de sièges. Il ajoute qu’une étude sur toutes les présidentielles aux Etats-Unis de 1898 à 1940 a montré qu’à la seule exception de 1916, les parieurs ont toujours vu juste.

Il ne vous reste plus qu’à ouvrir une boîte de paris politiques sur Internet…

>> À lire également sur Le LabJuppé, Sarkozy, Le Pen... Les politiques français voient tous David Cameron à leur porte

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