VIDÉO – Après la victoire de Fillon à la primaire, Emmanuel Macron expliquait vouloir "déstabiliser" la droite

Publié à 07h38, le 12 mai 2017 , Modifié à 07h46, le 12 mai 2017

VIDÉO – Après la victoire de Fillon à la primaire, Emmanuel Macron expliquait vouloir "déstabiliser" la droite
© Montage Le Lab via captures d'écran France 2

Emmanuel Macron a donc été élu président de la République le 7 mai. Plusieurs documentaires diffusé cette semaine ont d’ores et déjà retracé les coulisses de la campagne du leader d’En Marche ! et tenté d’analyser la stratégie qui l’a fait accéder au pouvoir. Et l’intéressé s’exprime lui-même sur sa tactique concernant la droite, dans l’Envoyé spécial diffusé jeudi 11 mai sur France 2.

Nous sommes au lendemain de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre. Emmanuel Macron s’est déclaré candidat à la présidentielle quelques jours avant le premier tour du scrutin de LR, dans l’idée de démobiliser l’électorat juppéiste. Difficile de dire avec certitude si ce coup a véritablement conduit à la défaite d’Alain Juppé. Mais l’ancien ministre de l’Économie expose, devant ses conseillers, la façon dont il compte non pas "recruter", mais "déstabiliser" la droite tendance NKM et Juppé, ainsi que le centre :

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Il faut déstabiliser une partie de la droite qui ne se retrouve pas dans le vote Fillon. Est-ce que vous qui avez soutenu NKM, monsieur Juppé, qui êtes à l’UDI ou au MoDem, vous vous retrouvez dans la candidature de François Fillon ? Vous ne partagez rien de commun, mais beaucoup plus avec nous. Pour des raisons politiques, les états-majors ne viendront pas. On le sait très bien. On en a fait le diagnostic très tôt. Donc je ne cherche pas à les faire venir, je cherche à les déstabiliser en leur ouvrant les bras.

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Un extrait à revoir ci-dessous en vidéo :




De fait, les responsables politiques des Républicains ayant franchi le Rubicon avant la présidentielle se comptent sur les doigts d’une main. Mais la valse des ralliements avait rythmé la campagne d’Emmanuel Macron, avec quelques prises significatives : une centaine de "Jeunes avec Juppé" et d’anciens ministres chiraquiens, dont, à la veille du premier tour, l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin.

Cette stratégie se poursuit d'ailleurs après la présidentielle. Jeudi, La République en Marche (LREM) n'a volontairement investi, pour l'instant, aucun candidat en face des (toujours Les Républicains) députés lemairistes et juppéistes, leur laissant la possibilité de candidater sous l'étiquette de la majorité présidentielle. Le Parisien de ce vendredi rapporte d'ailleurs cette confidence d'Emmanuel Macron le 5 mai : "Je suis convaincu que Les Républicains se scinderont parce que c'est le sens de la recomposition politique".

Du rab sur le Lab

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