VIDÉO - Cazeneuve fact-checke Sarkozy en direct à la radio (et filoute un tout petit peu)

Publié à 11h00, le 04 novembre 2015 , Modifié à 11h17, le 04 novembre 2015

VIDÉO - Cazeneuve fact-checke Sarkozy en direct à la radio (et filoute un tout petit peu)

EH BIEN C'EST FAUX - Interview dans la presse quotidienne dans Le Parisien, discours de clôture d’une réunion de travail, matinale de RTL… Grosse séquence "sécurité" et "autorité de l’Etat" pour Nicolas Sarkozy. Une séquence perturbée par de nombreux fact-checking de différents médias sur les multiples intox de l’ancien chef de l’Etat.

Mais, ce mercredi 4 novembre, sur Europe 1, une nouveau "fact-checkeur" est venu prendre le relais du vérificateur en chef de la station, Jean-Philippe Balasse (avec sa chronique du Vrai-Faux de l’info). Il s’agit tout simplement du ministre de l’Intérieur, lointain successeur de Nicolas Sarkozy, Bernard Cazeneuve.

Le ministre, interrogé sur l’accusation du président de LR selon laquelle la délinquance a "explosé" depuis trois ans, sort alors une petite feuille qu’il montre à l’antenne. Puis il annonce :

J’ai là un document de l’observatoire de la délinquance qui donne les résultats sur les douze derniers mois. Je préférerais que vous le lisiez, ça en aurait encore plus de force.

Et Bernard Cazeneuve de décliner toutes les baisses, sur différents thèmes relatifs à la délinquance, de la dernière année. Sauf que, comme Martoni, le Premier flic de France bluffe un tout petit peu puisqu’il oppose les chiffres des "douze derniers mois" à l’accusation de Nicolas Sarkozy d’une augmentation significative de la délinquance depuis 2012. Libé Désintox a retrouvé les documents que prennent les deux hommes en référence. 

Puis, le patron de la place Beauvau, où il a succédé à Manuel Valls parti à Matignon, de conclure cette séquence en égratignant fortement le chef de l’opposition qu’il accuse "d’approximation" :

Le seul document, c’est celui-ci. Voilà le document de l’observatoire, je vous le donne, vous pouvez le communiquer à l’AFP. Et donc Nicolas Sarkozy s’est autorisé matinalement une approximation de plus, ce qui est regrettable quand on s’exprime tous les jours sur l’autorité de l’Etat. L’autorité de l’Etat s’appelle le sens de l’Etat et le sens de l’Etat, ça a à voir avec la vérité.

Une séquence isolée par le Lab :


"Nicolas Sarkozy a fait des déclarations hier extrêmement belliqueuses" a également commenté au micro d'Europe 1 Bernard Cazeneuve, estimant de son "devoir" de ministre de "rappeler ce qu'est la réalité". Et de proposer à Nicolas Sarkozy de "débattre".

C'est en tous cas la mode au gouvernement de fact-checker en public les propos de l'opposition : mardi, c'est Christiane Taubira qui publiait un communiqué de presse entièrement consacré à contester les "arguments fallacieux" de la droite".

Du rab sur le Lab

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