Publié à 14h06, le 01 décembre 2017 , Modifié à 10h54, le 26 décembre 2017

VIDÉO - Thierry Solère cherche à minimiser son "histoire de questeur" avant d'admettre qu'il a commis une "erreur"

© Montage le Lab via LCI

En quelques semaines de législature, Thierry Solère aura mis une belle pagaille. Élu dans les Hauts-de-Seine sous l'étiquette de Les Républicains, le député met très rapidement en place à l'Assemblée nationale un groupe "Les Constructifs" (qui a depuis changé de nom, mais on n'arrive plus à suivre). Puis, le 28 juin, Thierry Solère est élu à la questure avec deux de ses collègues de LREM. Scandale à LR car, selon l'usage, un poste de questeur est réservé à l'opposition. Et, officiellement, Les Constructifs sont dans l'opposition.

"Le temps passa sur les mémoires. On oublia l’événement."

Jusqu'à ce jour du 26 novembre où Thierry Solère adhère à LREM, faisant la nique à ses amis Les Constructifs. Depuis, la droite, la gauche, la majorité et même le président du Palais Bourbon François de Rugy ont demandé la démission du troisième questeur. Démission acceptée le 28 novembre, après deux jours de refus catégorique.

Ce vendredi 1er décembre (c'est bientôt Noël, en attendant, ne manquez pas le calendrier de l'Avent du Lab), Thierry Solère est invité de LCI et il revient sur cette démission. Une "erreur", admet-il, après avoir sorti tous ses jokers-excuses :

Convenez une chose avec moi, personne ne savait, parmi ceux qui nous écoutent, ce qu'est qu'un questeur de l'Assemblée nationale il y a encore quelques jours. Deuxièmement, à l'Assemblée nationale, on a une tradition depuis 40 ans, c'était le bipartisianisme, il y avait le Parti socialiste et l'UMP. Il y avait des traditions de fonctionnement, puis il y a un règlement. [...] Tous les ans on revote pour tenir compte des évolutions politiques des uns et des autres. J'ai fait une erreur. J'ai sous-estimé la nécessité de l'immédiateté de la pluralité au sein du bureau de l'Assemblée nationale. Légalement, j'avais raison. Mais politiquement, j'avais tort. Et donc, je m'en suis rendu compte. [...] Je ne veux pas participer à caricaturer le débat politique sur des sujets hyper secondaires, c'est-à-dire une histoire à savoir si on est ou pas questeur au sein de l'Assemblée.

Un passage isolé par LCI à voir ci-dessous :

Pour résumer : 1/ la questure, on s'en fiche parce que personne n'en a jamais entendu parler ; 2/ rester questeur, c'est peut-être pas moral, mais c'est légal et 3/ ce n'est pas Thierry Solère qui va "caricaturer" le débat avec des sujets "hyper secondaires". Une tirade effectuée sous le regard de glace de Jean-Christophe Cambadélis, qui commente sobrement : "C'était inéluctable". Thierry Solère verra donc son poste de questeur aller à un député de l'opposition en janvier 2018, probablement Eric Ciotti.

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