VIDÉO - Édouard Philippe assure que les contrôles dans les centres d'hébergement d'urgence ne visent pas à trouver des sans-papiers

Publié à 08h44, le 03 janvier 2018 , Modifié à 08h44, le 03 janvier 2018

VIDÉO - Édouard Philippe assure que les contrôles dans les centres d'hébergement d'urgence ne visent pas à trouver des sans-papiers
Edouard Philippe © Capture d'écran France 2

C'est une circulaire qui ne passe pas. En date du 12 décembre 2017 et émanant du ministère de l'Intérieur, elle stipule que des "équipes mobiles" seront dépêchées dans les centres d'hébergement d'urgence. Leur objectif : recenser les étrangers.

Voilà qui attise la colère des associations et de l'opposition. Le 8 décembre, une vingtaine d'associations, dont Emmaüs, la Cimade, Médecins du Monde ou encore le Secours catholique, ont quitté la réunion à laquelle elles participaient et au cours de laquelle le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et son collègue des Territoires Jacques Mézard présentaient cette circulaire permettant à des unités mobiles de contrôler l’identité des personnes bénéficiaires d’une place en centre d’hébergement d’urgence.

Depuis, le gouvernement tente de tempérer. Ce mercredi 3 janvier, sur France 2, c'est au tour d'Edouard Philippe de jouer l'apaisement. "Cette circulaire encadre des pratiques qui ont déjà été mises en œuvre par le passé et qui ont produit des résultats", commence le Premier ministre, avant d'ajouter :  

Il ne s'agit pas d'aller chercher ceux qui seraient des résidents en situation irrégulière. Il ne s'agit en aucune façon, je le dis clairement, de revenir sur le principe de l'inconditionnalité en matière d'hébergement d'urgence. […] Mais on ne peut pas se satisfaire de cette situation d'urgence et vous voyez bien que si on veut fluidifier le parcours de ceux qui ont vocation à obtenir le droit d'asile, ou l'ont déjà obtenu, il faut qu'on puisse les identifier et il faut qu'on puisse les sortir de ces hébergements d'urgence pour leur donner des conditions d'hébergement qui ne sont plus d'urgence, qui sont plus dignes, qui vont durer plus longtemps, qui vont permettre une insertion, une intégration durable dans la société française. C'est ça l'objectif de cette circulaire.

 

À voir ci-dessous en vidéo :

Et Edouard Philippe de préciser que la France compte "aujourd'hui un peu plus de 140.000 places pour héberger les citoyens français ou les résidents étrangers en France qui sont dans une situation d'urgence", soit 13.000 de plus que l'année dernière. "Il faut le dire", précise le chef du gouvernement.

Un discours qui s'aligne avec ceux de plusieurs membres du gouvernement sur le sujet. "Ce n'est pas un recensement, mais un examen, une proposition", avait ainsi estimé la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau sur franceinfo le 19 décembre dernier.

Du rab sur le Lab

PlusPlus