VIDÉO - Hamon sous-entend que les 100 plus gros contributeurs de l'ISF sont aussi les principaux donateurs de Macron

Publié à 21h11, le 23 octobre 2017 , Modifié à 13h59, le 26 décembre 2017

VIDÉO - Hamon sous-entend que les 100 plus gros contributeurs de l'ISF sont aussi les principaux donateurs de Macron
Benoît Hamon. © Montage le Lab via Brut

Qui a financé la campagne d'Emmanuel Macron ? C'est l'une des obsessions de Benoît Hamon. Invité de Brut, ce lundi 23 octobre, pour un Facebook live sans effets spéciaux, l'ancien candidat socialiste a fait un parallèle entre les "gros donateurs à la campagne d'Emmanuel Macron" et les "plus grandes fortunes françaises" qui ne paieront plus l'ISF que le gouvernement vient de supprimer.

Le lien entre ces deux groupes : leurs noms sont tenus secret, par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle pour ses donateurs et par l'exécutif pour les contributeurs de l'ISF. "Pure coïncidence", interroge Benoît Hamon :

 

J'ai compris quelque chose. Je pense que vous avez remarqué que le gouvernement refuse de donner le détail de l'impact de l'ISF sur les plus grandes fortunes françaises. Il dit : 'Non, non, secret fiscal'. Ce serait pure coïncidence, évidemment, pure coïncidence si la liste des grands bénéficiaires de la suppression de l'ISF était aussi la liste des gros donateurs à la campagne d'Emmanuel Macron qu'il a également refusée de rendre publique. Ce serait pure coïncidence.

Un passage diffusé par Brut, à voir ci-dessous :

Déjà en novembre 2016, Benoît Hamon avait interpellé Emmanuel Macron pour lui demander de "rendre publique la liste des donateurs" de sa campagne présidentielle. Réponse de l'intéressé à l'époque :

 

Je n'ai pas de subventions publiques, là où les grands partis ont entre 18, 20, 22 millions d'euros chaque année du contribuable. Donc je ne vis que des dons donnés [sic] par les Françaises et les Français. [...] Il y a plus de 10.000 donateurs, une très grande majorité ce sont des petits dons - autour de 40-50 euros, parfois moins - et il y a 5% des dons qui dépassent 1.000 euros.

La suppression de l’ISF a déclenché une action de près de 130 parlementaires, principalement de gauche, qui ont signé une tribune dans Libération pour "rendre public l’impact des mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés et sur les 100 Français les plus riches". Une requête à laquelle Bruno Le Maire a rapidement opposé une fin de non-recevoir, avançant l’argument du secret fiscal. Seule information donnée par Bruno Le Maire sur ces 100 premiers contributeurs à l'impôt de solidarité sur la fortune : ils payent actuellement 126 millions d'euros par an.

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