VIDEO - Le coup de gueule du vallsiste Luc Carvounas contre les critiques de Ségolène Royal : "Ras-le-bol !"

Publié à 14h57, le 12 janvier 2017 , Modifié à 20h19, le 13 janvier 2017

VIDEO - Le coup de gueule du vallsiste Luc Carvounas contre les critiques de Ségolène Royal : "Ras-le-bol !"
© Montage photos @AFP

Ségolène Royal a un petit faible politique pour Emmanuel Macron et une grosse dent contre Manuel Valls. Son ancien Premier ministre qui, des années plus tôt, avait été très engagé auprès d’elle lors du congrès de Reims, est la cible d’attaques récurrentes de la part de l’actuelle ministre.

Et bien cela ne passe plus. Invité de .pol, la webémission du Lab avec le Huffington post, Linternaute.com et le JDD, le sénateur vallsiste Luc Carvounas n’en peut plus et emprunte pour le montrer une expression désormais célèbre de…. Martine Aubry. Il dit :    

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Je ne me l’explique pas parce que quand même Manuel Valls, a été un de ses plus grands défenseurs au congrès de Reims et en 2008. On s‘en souvient, qui a porté haut et fort ses couleurs, qui a été avec elle au gouvernement, qui a été Premier ministre. Je ne comprends pas, je ne comprends pas. Que disait Martine Aubry de Macron à un moment donné à propos de toutes ses sorties : « ras-le-bol » et bien moi aussi j’en ai «ras-le-bol » !

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Vraiment ses critiques sur Valls et le 49-3/ Valls et l’environnement, il ne veut plus les entendre. Voir des ministres « venir tancer un candidat qui à priori peut quand même nous amener à la victoire de cette manière-là » est inacceptable. Il ajoute :  

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Non seulement elle reproduit le film qu’elle-même a vécu en 2007. J’étais de l’intérieur. Je l’ai vu. J’ai vu des camarades qui avaient des états d’âme à faire la campagne de Ségolène Royal et qui la tapaient, qui lui mettaient des bâtons dans les roues. La voir faire ce même genre de processus. Je ne comprends pas.

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Encore récemment, l’ex-candidate à la présidentielle a rappelé le manque de soutien, voire les entraves à sa campagne de la part du PS en 2007. Elle manque donc visiblement de reconnaissance pour le maire d’Alfortville. Pour lui, tout cela « manque de responsabilité ». Se projetant dans l’après élection, il grince :

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Moi, je ne serai pas en train de regarder si j’irai siéger à l’ONU ou pas, je n’ai pas envie d’une gauche en lambeaux.

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Plus globalement, pour Luc Carvounas, ce comportement est celui d’une génération… qui a *un peu* démérité à l’entendre. Il assène :  

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Je représente une génération qui est un peu fatiguée de cette génération qui a connu le pouvoir en 81, qui a connu le pouvoir en 97 et qui a re-connu le pouvoir en 2012 grâce à ma  génération qui lui a permis d’y retourner et c’est quoi l’héritage qu’ils vont nous  laisser ? A un moment donné ça suffit.

Moi, j’en ai un peu assez qu’on dise pas les choses ! Ce qui se joue là, c’est trop grave pour avoir des petites phrases, des états d’âme, pour aller choisir des pseudo candidats qui sont là pour faire diversion par rapport à ce que la gauche pourrait faire. A un moment il faut assumer. 

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Voir l'extrait en vidéo :

 


[EDIT 13/01]

Invité de LCP, le député Malek Boutih s'en est également pris à Ségolène Royal. Selon ce soutien de Manuel Valls, la ministre de l'Écologie devrait afficher clairement son soutien à Emmanuel Macron au lieu de faire des "pas de deux feutrés" :

 

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Je trouve ça pathétique. C’est une femme pour qui j’ai eu beaucoup de respect. L’histoire de cette femme, elle est très révélatrice de la manière dont les femmes peuvent subir des choses incroyables en politique, qu’un homme n’a jamais vécues. Elle est pas à la hauteur de ce qu’elle a été. C’est dommage. Finir comme ça, avec des petites phrases revanchardes en attendant son poste à l’ONU, c’est pas terrible. Quand on fait de la politique, faut en faire. Elle a été candidate à la primaire, elle a été candidate à la présidentielle. Elle a qu’à dire ce qu’elle pense jusqu’au bout. Si elle est en désaccord, elle a qu’à dire pourquoi, elle a qu’à développer une ligne. Si elle veut soutenir Emmanuel Macron, c’est son problème, mais elle a qu’à le faire. Mais les pas de deux feutrés de la petite bourgeoisie socialiste sur le thème 'On aime, on n’aime pas', il y a un moment où ça suffit.

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