VIDÉO - Le député LREM Mustpaha Laabid énonce à l'Assemblée des noms de victimes de violences conjugales

Publié à 17h00, le 17 octobre 2017 , Modifié à 17h01, le 17 octobre 2017

VIDÉO - Le député LREM Mustpaha Laabid énonce à l'Assemblée des noms de victimes de violences conjugales
Mustpaha Laabid © Capture d'écran Assemblée nationale

INSTANT QAG – C'est la première séance de questions au gouvernement depuis que le sujet des violences faites aux femmes, affaire Weinstein, une des Inrocks avec Bertrand Cantat et #BalanceTonPorc , est placé sur le devant de la scène. Il en est donc question, ce mardi 17 octobre, au beau milieu de l'hémicycle.

Mustpaha Laabid, député La République en marche d'Ille-et-Vilaine, prend la parole et interroge la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. L'élu débute sa question en citant des noms de femmes mortes en France,  sous les coups de leur conjoint :  

 

Elle s'appelait Emilie, elle avait 34 ans. Elle s'appelait Nastasia, elle avait 18 ans. Elle s'appelait Fatima, elle avait 58 ans. Par cette litanie funéraire, la journaliste Titiou Lecoq a interpellé notre quasi-indifférence générale. Madame la ministre, votre large consultation citoyenne sur les violences sexistes et sexuelles veut dire que non, non, nous ne sommes pas indifférents. Ces femmes sont nos mères, ces femmes sont nos filles, nos sœurs, nos amies. Elles ne nous sont pas étrangères. Aussi les violences sexuelles sur les enfants concernent une fille sur cinq et un garçon sur sept. N'est-ce pas une véritable cause de société ? Alors réagissions. Fort. Et en amont.

Le député fait ici référence à un article de la journaliste Titiou Lecoq publié en juin dernier sur Slate et intitulé : En France, on meurt parce qu’on est une femme.

On pouvait y lire ceci :

Ce n’est pas une femme qui meurt tous les trois jours. Cette année, c’est Marion, Noémie, Marcelle, Kelly, Fatima, Jennifer, Rita, Stéphanie, Sylvie, Catherine, Marie-Rose, Hélène, Julie, Blandine. Elles ont tous les âges, de 19 à 90 ans. Elles sont secrétaire, aide-soignante, assistante maternelle, conductrice de car, patronne de bistrot, agricultrice, employée municipale, groom, serveuse.

 

Une litanie qu'utilise aujourd'hui Mustpaha Laabid pour interpeller les pouvoirs publics et le gouvernement sur l'urgence d'une réaction. L'élu évoque la verbalisation du harcèlement de rue. "Mais nous devons aller plus loin afin d'endiguer le fléau des violences sexuelles, ajoute-t-il. Il est aujourd'hui urgent de légiférer car il est primordial de sanctionner ces comportements pour montrer aux femmes que le droit est avec elle."

L'intervention / question se termine par une standing ovation de la part des députés de la majorité à l'adresse de leur collègue. Marlène Schiappa lui répond et le remercie de cette initiative :

Merci de montrer à quel point des hommes peuvent s'engager profondément et sincèrement dans ce combat contre les violences dites faites aux femmes.

 

"Il faut que les femmes parlent, disons nous. Il faut que les femmes parlent. Encore faut-il que la société les écoute et que les pouvoirs publics leur répondent", ajoute la secrétaire d'État.

Une séquence à voir ci-dessous en vidéo :



Les mots de Marlène Schiappa font écho à ceux de Clémentine Autain, vendredi 13 octobre sur BFMTV. La députée LFI avait lancé un appel pour que les femmes victimes de viol parlent publiquement, mais aussi (surtout ?) pour que la société les écoute. 

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