VIDÉO – Les larmes du député UDI Charles de Courson à l'Assemblée lors du débat sur la déchéance de nationalité

Publié à 11h39, le 09 février 2016 , Modifié à 11h45, le 09 février 2016

VIDÉO – Les larmes du député UDI Charles de Courson à l'Assemblée lors du débat sur la déchéance de nationalité

Le débat sur le projet de loi de réforme constitutionnelle est vif, intense et parfois explosif – n'est-ce pas Cécile Duflot ? Il est également le théâtre de moments intimes, comme dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 février.

Il est tard quand le député UDI de la Marne Charles de Courson prend la parole et dénonce le "triste spectacle" donné par "la représentation nationale et le pouvoir exécutif" concernant la déchéance de nationalité. "La déchéance de nationalité limitée aux seuls binationaux, soit 5% de nos concitoyens, telle qu'elle était prévue dans le projet initial du gouvernement et qui traduisait ce choix exposé à Versailles par le président de la République, était inacceptable parce qu'elle était contraire à l'unité de notre Nation", commence-t-il avant de laisser couler ses larmes quand il évoque son père et son grand-père.

Il ajoute :

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Voter pour ce texte, c'était trahir la mémoire de mon grand-père, député de la Nation, mort à Neuengamme et qui avait voté contre les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain parce qu'il était contre le sabordage de la République.

 

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Charles de Courson explique ainsi qu'il votera pour la nouvelle version du texte, qui ne fait plus référence aux binationaux mais concerne "tous les Français condamnés pour des crimes et des délits graves en lien avec le terrorisme", ajoute-t-il avant de parler, la gorge serrée, de son père cette fois :

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Pendant la Seconde guerre mondiale, mon père était résistant, a été qualifié de terroriste par l'occupant nazi parce qu'il avait pris les armes. Il avait été qualifié de terroriste non pas par des juridictions indépendantes mais par l'occupant. Et donc, voter l'article 2 dans sa nouvelle rédaction ne trahira pas la mémoire de mon père.

 

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Il précise néanmoins que l'indignité nationale aurait été une "meilleure solution". 

Un instant isolé par LCP à voir ci-dessous en vidéo :

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