VIDÉO - Loi Macron : les petites tractations entre Valls, Le Guen et Macron avant le recours au 49.3

Publié à 17h30, le 17 février 2015 , Modifié à 18h02, le 17 février 2015

VIDÉO - Loi Macron : les petites tractations entre Valls, Le Guen et Macron avant le recours au 49.3
Emmanuel Macron, Manuel Valls et Jean-Marie Le Guen à l'Assemblée nationale, mardi 17 février 2015 © PATRICK KOVARIK / AFP

COULISSES - Se passer du vote des députés et faire passer une loi en force par le biais du 49.3 n'est pas décision facile. Manuel Valls ne s'y est résolu pour la loi Macron, mardi 17 février, que pour ne pas "prendre le risque" de voir le projet de loi rejeté, même si "une majorité existe vraisemblablement sur ce texte". Mais une majorité "incertaine" selon le Premier ministre. 

Un constat auquel il est arrivé après de savants calculs tout au long de ces derniers jours, et particulièrement ce mardi. Jusque sur les bancs de l'Assemble nationale, durant la séance de questions au gouvernement, avant que Manuel Valls n'officialise sa décision. LCP a isolé plusieurs vidéos sur lesquelles on voit les membres du gouvernement parlementer quant à l'issue du vote sur la loi, qui était prévu mardi après-midi. 

Sur la première, Manuel Valls s'adresse à Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, particulièrement concerné par la situation et rivé à son smartphone. "Donc t'es pas sûr", lui dit d'abord le Premier ministre, en référence au nombre de voix favorables au texte. Il ajoute :

Donc on va pouvoir engager [la responsabilité du gouvernement] de suite. 

À revoir ici :



Sur la seconde, Manuel Valls et Jean-Marie Le Guen, toujours, accompagnés cette fois d'Emmanuel Macron, poursuivent leur conciliabule. Les téléphones chauffent toujours. Et on croit distinguer ces mots du monsieur Parlement au gouvernement, visiblement plongé dans un décompte qui n'augure rien de bon : "Ça ne suffit pas..."





À revoir ici.

>> À lire également sur Le Lab"Déni de démocratie", "brutalité, "violation des droits du parlement": quand François Hollande critiquait le 49.3

[Bonus Track]

Mais le gouvernement n'était pas seul à préparer la suite de l'affaire durant cette séance. Le patron des députés UMP Christian Jacob était lui aussi en tractations, après avoir annoncé le dépôt d'une motion de censure contre le gouvernement. Sur cette photo, on le voit en pleine discussion avec le chef de file des députés UDI, Philippe Vigier, dont la formation sera invitée à voter la censure :



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