VIDÉO - Manuel Valls est devenu le premier fan d’Emmanuel Macron : "il a trouvé la bonne place et la bonne incarnation"

Publié à 09h35, le 04 juillet 2017 , Modifié à 09h35, le 04 juillet 2017

VIDÉO - Manuel Valls est devenu le premier fan d’Emmanuel Macron : "il a trouvé la bonne place et la bonne incarnation"
Manuel Valls. © Captures d'écran BFMTV.

En mai 2017, Manuel Valls voyait encore en Emmanuel Macron, pour qui il avait voté dès le premier tour de la présidentielle, un "méchant" qui n’a "pas de limites". Avant, lors que le chef de l’Etat était ministre du député de l’Essonne, les deux n’avaient pas de mots assez durs pour critiquer l’autre. Mais ça, c’était avant, comme on dit.

Invité de BFMTV ce mardi 4 juillet au lendemain du discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, Manuel Valls ne tarit pas d’éloges envers le Président. Il semble même en être devenu le premier fan, plus macroniste que les macronistes eux-mêmes, ou presque. "On revient à la bonne lecture des institutions", commence par dire l’ancien Premier ministre dans une critique feutrée de François Hollande, trouvant "utile" la réunion, pourtant largement critiquée, du Congrès. Et de poursuivre, dithyrambique :

Au fond, le président de la République doit incarner la Nation et doit fixer le cap. Il doit donner du sens, les grandes orientations. (…) Il a utilisé de beaux mots pour décrire la France, la patrie, ce qu’il appelle lui le progressisme. Il a parlé de République forte. Le président de la République, Emmanuel Macron, a trouvé la bonne place et la bonne incarnation. (…) Je trouve qu’Emmanuel Macron trouve la bonne distance entre cette incarnation et le rôle du Premier ministre. C’est important de trouver ce bon équilibre. 

Un passage isolé par BFMTV :

"D’accord" avec les mesures institutionnelles annoncées par Emmanuel Macron, Manuel Valls a poursuivi ses louanges :

Voilà que nous avons un président de la République jeune, qui donne une belle image de la France. (…) Il a bien pris hier la mesure du moment que nous connaissons. (…) Il doit rassembler et réformer et il faut qu’il réussisse. 

A la lumière des archives, ces louanges peuvent apparaître comme cocasses même si aujourd’hui Manuel Valls est député apparenté au groupe de la République en marche et s’inscrit dans la majorité d’Emmanuel Macron. Car l’ancien ministre de l’Intérieur avait des mots durs pour critiquer la candidature présidentielle de son ancien ministre :

L'exercice du pouvoir c'est une éthique de responsabilité. C'est savoir tenir bon et avoir le sens de l'intérêt général, le sens du collectif. Refuser les aventures individuelles. (…) Je sais bien qu'aujourd'hui, c'est la jeunesse qui compte sans expérience, ni vision !

Un Manuel Valls qui surnommait Emmanuel Macron "le communicant" ou "le Microbe".

Du rab sur le Lab

PlusPlus