VIDÉO - Pour le porte-parole de Hamon, Pascal Cherki, "Valls fait les mêmes erreurs que Sarkozy dans la primaire"

Publié à 14h15, le 19 janvier 2017 , Modifié à 14h16, le 19 janvier 2017

VIDÉO - Pour le porte-parole de Hamon, Pascal Cherki, "Valls fait les mêmes erreurs que Sarkozy dans la primaire"
Pascal Cherki © DR

Qui remportera la primaire de la Belle Alliance Populaire ? Les candidats et leurs représentants se gardent bien d'annoncer un quelconque pronostic. Le scrutin organisé à droite en novembre dernier a confirmé que, dans ce genre de votes, l'impossible est possible.

Invité de .pol, la webémission du Lab, en partenariat avec Le JDD, Le Huffington Post et L'internaute.com, Pascal Cherki, porte-parole du candidat Benoît Hamon, n'anticipe pas le vote du premier tour, dimanche 22 janvier. En revanche, celui qui est également député PS de Paris livre une observation toute personnelle sur la campagne de l'un des candidats : Manuel Valls.

Que les choses soient claires : pour Pascal Cherki, qui fut en son temps l'une des figures des députés "frondeurs", "Manuel Valls n'est pas Nicolas Sarkozy sur le fond". "C'est un homme de gauche", assure le socialiste avant de toutefois noter une certaine ressemblance entre la campagne menée par l'ancien Président et celle de l'ex-Premier ministre. Il déclare :

 

Je trouve que dans cette campagne, il fait les mêmes erreurs que Nicolas Sarkozy dans la campagne des primaires [sic].



Est-ce à dire que tel Nicolas Sarkozy, Manuel Valls se fera sortir dès le premier tour de la primaire de la BAP ? Pascal Cherki ne se prononce pas. Mais il note une absence de ferveur autour de la campagne de l'ex-Premier ministre. "Quand vous êtes quelqu'un qui cristallise sur votre personne, par rapport à la manière dont vous avez exercé le pouvoir, votre objectif doit être de rassembler, de réfléchir et d'expliquer en quoi vous avez changé", dit-il, ajoutant :  

Il a donné le sentiment de complètement s'extraire du bilan de François Hollande. Il a rebasculé avec son 'j'ai gouverné avec fierté', en surjouant la posture de la présidentialité. Le fait de vouloir lever le menton pendant la campagne alors qu'on a baissé la tête quand on a été au gouvernement sur les valeurs de gauche n'est pas une posture crédible. Si vous n'avez pas d'élan populaire, vous êtes comme un cycliste qui pédale à vide quand il a déraillé. Et ça se voit dans les salles !

Et Pascal Cherki de prendre en exemple le meeting de Clermont-Ferrand, organisé "avec l'appui du parti". "Il y avait 350 personnes. Nous avons organisé un meeting la semaine d'après à Clermont Ferrand, nous avons fait trois fois plus de personnes", compare-t-il. De quoi donner des espoirs à son candidat. :

Je pense, au vue de la dynamique, que nous sommes au second tour. Après je ne sais pas. Nous avons réussi notre campagne.

 

C'est dit. 

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