Vincent Peillon relance le débat sur une candidature commune Benoît Hamon - Jean Luc Mélenchon

Publié à 18h55, le 26 mars 2017 , Modifié à 20h43, le 26 mars 2017

Vincent Peillon relance le débat sur une candidature commune Benoît Hamon - Jean Luc Mélenchon
© Bertrand GUAY / AFP

On pensait ce débat définitivement clos. Mais il pourrait bien toutefois se poser à nouveau ces prochains jours, au fur et à mesure que les prochains sondages liés à la présidentielle seront publiés. Vincent Peillon a relancé la question d’une candidature commune Benoît Hamon – Jean Luc Mélenchon ce dimanche 26 mars. Lors de l’émission Questions politiques, sur France Inter, franceinfo: et Le Monde, le conseiller politique de Benoît Hamon était interrogé sur la possibilité pour le candidat du PS de "s’effacer" devant le candidat de la France insoumise, s’il passait par exemple en-dessous de la barre des 10 % dans les sondages. Et voilà la réponse de Vincent Peillon :

 

 

Cette question normalement, en tout cas je le souhaite, va se poser dans les jours qui viennent. Elle se pose chez les électeurs et y compris chez beaucoup d’électeurs d’Emmanuel Macron (…) Je souhaite que nos dirigeants politiques, en particulier Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, retrouvent le chemin du dialogue et bien entendu puissent faire cette proposition politique. Je me bats pour. Depuis le début j’ai souhaité cela et je crois qu’il est possible de faire ce rassemblement, y compris comme je l’avais dit au départ de la primaire, avec des gens, et sans doute le candidat lui-même, qui sont chez Emmanuel Macron.

Pour Vincent Peillon, ce sujet va s’imposer "naturellement" dans les débats d’ici le premier tour de la présidentielle :

 

- Journaliste : Vous proposez que les équipes de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon se mettent au travail pour négocier un contrat de gouvernement d’ici 4 semaines et qu’on trouve un moyen pour que l’un des deux candidats se retire ?



- Vincent Peillon : Je pense que dans la situation où nous sommes cette question qui se pose doit aussi se poser aux équipes.



- Journaliste : Cela passe par une réunion (des deux équipes, ndlr) demain ou après-demain ?



- Vincent Peillon : Je ne pense pas que ça soit la question de lundi ou de mardi. Je pense que cette question va naturellement s’imposer à cause de l’élimination de la gauche du premier tour donc il y a une question de responsabilité de la situation globale dans laquelle on est.

Les derniers sondages ne sont pas très bons pour Benoît Hamon. Le candidat socialiste (10,5 %) est désormais distancé par Jean-Luc Mélenchon (13 %) selon un sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio publié jeudi 23 mars.

Jusqu’à présent, plusieurs responsables socialistes ont appelé au retrait de Jean-Luc Mélenchon au profit de Benoît Hamon. Le 16 mars, sur France Inter, Arnaud Montebourg plaidait pour une candidature unique afin de "permettre à la gauche d’être au second tour". Il avait déjà formulé cette position début mars. Le député européen du Parti de gauche n’a jamais eu l’intention de se retirer. Le 17 février, Jean-Luc Mélenchon disait "ne pas avoir l’intention d’aller s’accrocher à un corbillard".

Le vent en poupe, notamment depuis le rassemblement de ses partisans place de la Bastille, à Paris, et son passage jugé réussi lors du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle sur TF1, Jean-Luc Mélenchon pourrait bien désormais appeler les socialistes à se ranger derrière lui. 

Invité du 20 heures de France 2, Benoit Hamon a toutefois balayé l'hypothèse d'un retrait de sa candidature en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Il a déclaré : 

 

 

Bien sûr que j’irai jusqu’au bout car je serai au second tour de la présidentielle. Vous ne le dites pas mais dans tous les sondages, je bats Marine Le Pen. Je la bats systématiquement au second tour.

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[EDIT 20 h 44] Ajout des déclarations de Benoît Hamon.

 

 

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