Viré de la Caisse des dépôts, l’ancien n+1 de Macron à l’Élysée le trolle lors de son pot de départ

Publié à 07h03, le 25 septembre 2017 , Modifié à 07h10, le 25 septembre 2017

Viré de la Caisse des dépôts, l’ancien n+1 de Macron à l’Élysée le trolle lors de son pot de départ
PIerre-René Lemas. © AFP

Ils ont travaillé étroitement ensemble pendant deux ans à l’Elysée. Mais visiblement, Emmanuel Macron ne conserve pas un souvenir impérissable de Pierre-René Lemas, qu’il a décidé de faire remplacer à la tête de la Caisse des dépôts et consignations avant la fin supposée de son mandat, en 2019.

Jeudi 21 septembre, lors de son pot de départ, Pierre-René Lemas lui a rendu la pareille. Il a allègrement trollé Emmanuel Macron, dont il était le n+1 lorsqu’il était secrétaire général de l’Elysée au début du quinquennat de François Hollande. Aujourd’hui Président, l’ancien adjoint bouleverse les postes de direction des institutions publiques pour placer ses hommes. Ce que Pierre-René Lemas a visiblement mal vécu, selon les propos rapportés par Le Figaro ce lundi 25 septembre sur son petit speech d’adieux.

"Pierre Mauroy disait qu'il fallait 'libérer les énergies' dans une France sous tutelle, ce qui donne peut-être un coup de vieux aux expressions les plus modernes", a-t-il ainsi lancé devant l’assistance dans une pique à peine voilée à l’une des expressions favorites de la macronie. Avant de poursuivre dans la même veine son festival, en évoquant son début de carrière aux côtés de Gaston Defferre :

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Nous étions très jeunes autour de lui à vouloir tout changer. Aucun d'entre nous n'avait imaginé que nous étions 'disruptifs'.

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"Libérer les énergies", "disruptifs" : Pierre-René Lemas ne cache pas sa rancœur d’être remplacé, en reprenant au vol les expressions clés du chef de l’Etat. Mais il ne s’arrête pas là et réplique de manière ironique au "la France n’est pas réformable" très critiqué d’Emmanuel Macron à Bucarest :

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Peut-être qu'après tout la France est réformable.

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Enfin, Pierre-René Lemas défend le bilan de François Hollande en moquant certaines mesures du nouveau pouvoir qui ne feraient que prolonger la politique menée par l’exécutif précédent. L’ancien boss d’Emmanuel Macron a ainsi lancé, cinglant et moqueur :

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Quand je lis ici ou là qu'il faut enfin faire ce que nous avons déjà fait, je me dis qu'après tout c'est une forme de compliment implicite et involontaire. Mais je suis prudent: quand on est remercié, c'est rarement une marque de gratitude.

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Un discours de départ pour le moins "disruptif".

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