Xavier Bertrand annonce le retour des heures sup’ défiscalisées dans le projet de LR pour les législatives

Publié à 07h31, le 27 avril 2017 , Modifié à 07h35, le 27 avril 2017

Xavier Bertrand annonce le retour des heures sup’ défiscalisées dans le projet de LR pour les législatives
Xavier Bertrand. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Après la défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle, une première pour la droite dans l’histoire de la 5è République, plusieurs cadres de LR ont remis en cause le projet porté par le candidat. François Baroin a par exemple expliqué que François Fillon n’avait pas perdu uniquement à cause des affaires mais aussi à cause de son programmeque la droite a pourtant longtemps présenté comme "le meilleur". Xavier Bertrand, comme Gérald Darmanin, a aussi déploré que le projet de LR ne faisait pas assez la part belle aux classes moyennes.

Alors, dès le lendemain du premier tour, le responsable du projet Eric Woerth, spécialiste des programmes non appliqués, s’est remis au boulot. "Je travaille dessus depuis lundi et on devrait communiquer assez vite sur de premières propositions", assure l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy dans les colonnes du Parisien de ce jeudi 27 avril.

Xavier Bertrand, lui, n’a pas attendu la fin des travaux d’Eric Woerth. Dans une interview au Point ce jeudi, le président LR de la région Hauts-de-France annonce sans ambages que le projet de François Fillon doit et va être "amendé". Et notamment sur le retour des heures supplémentaires défiscalisées, prôné désormais autant par Manuel Valls qu’Emmanuel Macron ou Nicolas Sarkozy dans son programme pour la primaire de la droite :

Nous ajouterons donc la défiscalisation des heures supplémentaires pour soutenir le pouvoir d’achat des Français. (…) La droite a vocation à être populaire.

"Fillon n’a jamais voulu restaurer cette défiscalisation, écrit Le Figaro de ce jeudi. En expliquant qu’elle n’était pas compatible avec son objectif : la suppression de la durée légale du temps de travail."

Xavier Bertrand fustige également l’augmentation de la TVA qui figurait dans le programme Fillon, estimant que "ce n’est pas une priorité".

Car la priorité désormais pour LR, c’est de limiter les dégâts aux législatives, voire d’avoir une majorité pour contraindre Emmanuel Macron, s’il est élu face à Marine Le Pen, à une cohabitation.

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