Xavier Bertrand explique le record d’abstention aux législatives par les affaires Ferrand, Bayrou et Modem

Publié à 09h01, le 15 juin 2017 , Modifié à 09h01, le 15 juin 2017

Xavier Bertrand explique le record d’abstention aux législatives par les affaires Ferrand, Bayrou et Modem
Xavier Bertrand. © Capture d'écran France 2.

#LAFAUTEAUXAFFAIRES - Le 1er tour des élections législatives, le 11 juin, a été marqué par une abstention record sous la Ve République avec plus de 51% des électeurs qui ne se sont pas déplacés dans leur bureau de vote. "C’est un échec de cette élection", avait consenti le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner après la vague macroniste du premier tour.

Invité des 4 Vérités sur France 2 ce jeudi 15 juin, Xavier Bertrand a une piste pour expliquer l’ampleur de cette abstention, certes structurelle, mais qui a atteint un niveau historiquement élevé. Pour le président LR de la région Hauts-de-France, les affaires qui touchent le gouvernement d’Edouard Philippe depuis sa mise en place par Emmanuel Macron expliquent en partie de désintérêt des électeurs :

Les Français s’étaient dit sur l’exemplarité qu’il y aurait vraiment un changement. Ferrand, Bayrou, Modem… Les gens se disent qu’en fin de compte, c’est comme avant. Je suis persuadé que dans le taux d’abstention, il y a une part de cette explication. Je l’ai vu sur le terrain. Ça renforce toujours le dégoût de la politique et ce n’est bon pour personne.

Pour Xavier Bertrand donc, les affaires qui ont touché le ministre de la Cohésion sociale, accusé d’avoir mené une opération immobilière bien rentable avec les Mutuelles de Bretagne et d’avoir été en conflit d’intérêt à l’Assemblée, et le ministre de la Justice, empêtré dans une affaire d’assistants parlementaires et qui a mis son petit coup de pression sur un journaliste de Franceinfo, ont amplifié cette abstention.

Effet d'essoufflement un mois après la présidentielle, victoire annoncée de La République en Marche, désintérêt vis-à-vis de la politique : l'abstention du premier tour a été la plus élevée depuis 1958, lors des premières législatives de la Vè République. Traditionnellement plus faible à l'élection présidentielle, l'abstention avait atteint 22,23% des inscrits au premier tour le 23 avril. Selon Frédéric Dabi, directeur adjoint de l'Ifop, cette abstention record "n'est pas une véritable surprise" dans la mesure où l'on observe, "depuis 20 ans, une baisse régulière du taux de participation" aux législatives.

 

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