Yanis Varoufakis, l’ancien ministre de Tsipras, "apprécie beaucoup" Emmanuel Macron avec qui il est "d'accord sur 80% des choses"

Publié à 10h24, le 26 septembre 2015 , Modifié à 10h26, le 26 septembre 2015

Yanis Varoufakis, l’ancien ministre de Tsipras, "apprécie beaucoup" Emmanuel Macron avec qui il est "d'accord sur 80% des choses"

C’est ça, être un personnage iconoclaste. Et cela vaut autant pour le charismatique ex-ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, que pour l’actuel ministre de l’Economie français, Emmanuel Macron.

On n’attendait ainsi pas le premier, dissident de Syriza, dire du bien du second. Et on n’attendait pas que le second soit adoubé par le premier. Vendredi 25 septembre, sur BFM TV, Yanis Varoufakis, qui s’était affiché avec Arnaud Montebourg fin août puis avec Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l’Huma début septembre, a dit tout le bien qu’il pensait d’Emmanuel Macron avec qui il se dit "d’accord sur 80% des choses".

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J'apprécie beaucoup Macron et je peux vous dire que dans mes discussions avec lui nous sommes d'accord sur 80% des choses dont on parle.

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Une sortie surprenante quand on connait la lutte acharnée contre les politiques d’austérité menées en Europe par l’ancien ministre d’Alexis Tsipras.

Toutefois, Yanis Varoufakis ajoute aussitôt un bémol à ces compliments. Les "problèmes auxquels Macron doit faire face (...) ne seront pas réglés par les réformes libérales qu'il met en place et je pense qu'il le sait aussi", a affirmé l'ancien ministre des Finances, qui avait démissionné début juillet.

Et d’ajouter référence aux réformes de l'ancien chancelier Gerhard Schröder pour doper la compétitivité allemande :

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Mon sentiment est que lui (ndlr: Emmanuel Macron) est parfaitement conscient du fait que la France ne peut pas faire ce que l'Allemagne a fait il y a dix ans.

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En France, Emmanuel Macron provoque des réactions variées. S’il est critiqué par la gauche du PS, et même par Martine Aubry qui a exprimé son "ras-le-bol", le ministre de Bercy a reçu des "invitations" à rejoindre l’UDI voire Les Républicains, par la voix de Nicolas Sarkozy.

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