Yannick Jadot fustige "le mouvement de 1er juillet" : "c’était du Hamon 2022"

Publié à 07h30, le 18 juillet 2017 , Modifié à 12h28, le 18 juillet 2017

Yannick Jadot fustige "le mouvement de 1er juillet" : "c’était du Hamon 2022"
Benoît Hamon et Yannick Jadot. © Montage le Lab via AFP.

Les histoires d'amour finissent mal en général. L'idylle entre Benoît Hamon et Yannick Jadot, née au début de la campagne présidentielle avec le ralliement du second au premier, n'échappe pas à cette triste règle. Après avoir retiré sa candidature élyséenne, l’écolo avait rejoint le vainqueur de la primaire organisée par le PS. Jusque dans la Bérézina du premier tour de la présidentielle. Mais il ne le suivra pas dans son "mouvement du 1er juillet", ayant eu le sentiment d’avoir été manipulé et utilisé par le désormais ex-socialiste.

S’il était bien présent au lancement du mouvement de Benoît Hamon, Yannick Jadot a donc le sentiment d’avoir été un "faire-valoir" pour le candidat à la présidentielle qui a récolté à peine plus de 6%. Dans les colonnes du Parisien de ce mardi 18 juillet, Yannick Jadot peste contre son futur-ex allié, estimant qu’il s’agissait du lancement de sa campagne pour la présidentielle de 2022 :

Ce rassemblement, c’était du Hamon 2022, ça n’avait rien de collectif.

Yannick Jadot était pourtant de la partie le 1er juillet à Paris pour les débuts de l’initiative de Benoît Hamon. Mais après avoir déclaré en mai qu'il rejoignait ce mouvement, le vainqueur de la primaire d’EELV a fait machine arrière. Le jour même, déjà, il pointait auprès de l’AFP le risque que ce mouvement ne soit qu’un mouvement solitaire et personnel autour de Benoît Hamon. "C'est une bonne idée, une bonne initiative. Mais ce mouvement de Benoît Hamon, qui se revendique comme tel, est le mouvement de Benoît Hamon. Ce sera un des piliers de la maison commune de la gauche. C'est une pierre à l'édifice, mais ce n'est pas la maison commune", avait-t-il souligné. Et pas certain qu'un kebab puisse rafistoler l'alliance. 

La tournure des événements l’a semble-t-il conforté dans cette analyse alors que son parti, EELV, est plus en délicatesse que jamais. "Un recyclage ? Il va falloir plus que ça. On doit repartir de zéro", concède de son côté Julien Bayou, porte-parole d’EELV au Parisien avant de plaider pour une nouvelle structure :

Le logiciel écolo est bon, mais c’est l’application EELV qui a buggée. Il en faut une nouvelle.

Avec ou sans Yannick Jadot ?

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