Affaire DSK et Nafissatou Diallo : "je pense que les autorités françaises n'ont pas été totalement neutres", estime Anne Sinclair

Publié à 07h00, le 23 avril 2014 , Modifié à 07h06, le 23 avril 2014

Affaire DSK et Nafissatou Diallo : "je pense que les autorités françaises n'ont pas été totalement neutres", estime Anne Sinclair
Anne Sinclair dans "Un jour un destin" sur France 2 le 22 avril 2014 © images France 2

Trois ans après l'affaire du Sofitel, Anne Sinclair, ex-femme de Dominique Strauss-Kahn, a accepté une interview sur le sujet pour Laurent Delahousse dans Un jour un destin, diffusé sur France 2 le 22 avril dans la soirée. Elle y revient notamment sur l'idée d'une théorie du complot contre celui qui devait se présenter à la présidentielle de 2012. Et vise sans vouloir en dire davantage les autorités françaises de l'époque, soit Nicolas Sarkozy.

"A aucun moment le mot de complot ne vous vient à l'esprit ?", lui demande le journaliste. C'est là que la directrice éditoriale du Huffington Post répond :

Ce serait beaucoup dire qu'il ne me vient pas à l'esprit ... Il n’y a pas eu de complot. Je pense qu’il y a eu une volonté d’amplifier beaucoup les choses auprès des autorités new-yorkaises. Je pense que les autorités françaises n’ont pas été totalement neutres mais je ne veux pas entrer là dedans.

Un passage isolé par le Lab :

 

Elle ajoute ne pas avoir rencontré Nicolas Sarkozy au moment de l'affaire et n'avoir "rien à lui dire". Sur le plan politique, Anne Sinclair estime que le futur président-candidat y a vu du "pain béni" :

Je pense que c'est une affaire qui est tombée, que Nicolas Sarkozy a cru comme du pain béni et qu'à ce moment là il en a profité, c'était le jeu politique.

L'ancien directeur du FMI a été accusé d'avoir violé une femme de chambre, Nafissatou Diallo, dans sa suite de l'hôtel Sofitel de New York en mai 2011. Son procès s'est déroulé aux Etats-Unis après une arrestation menottes aux poignets. Les charges pesant contre lui ont été abandonnées en août 2011, mettant fin à la procédure pénale. Puis, en décembre 2012, une transaction financière entre les deux parties a définitivement clôt l'affaire.

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