Après le drame de Sivens, Jean-Christophe Lagarde craint "une révolte" ou "une révolution"

Publié à 08h30, le 31 octobre 2014 , Modifié à 10h25, le 31 octobre 2014

Après le drame de Sivens, Jean-Christophe Lagarde craint "une révolte" ou "une révolution"
Jean-Christophe Lagarde © Maxppp.

La mort de Rémi Fraisse à Sivens ? Révélateur de "l’état de tensions extrêmement fort et inquiétant dans notre pays". Invité de France Info ce vendredi 31 octobre, Jean-Christophe Lagarde l’a joué catastrophiste, dépeignant un tableau très noir de la situation actuelle de la France.

Pour le député UDI, qui brigue la présidence de son parti face à Hervé Morin, "on voit dans beaucoup de secteurs de la société, beaucoup de villes, une tension qui est très importante dans notre pays". Et d’exprimer ses inquiétudes, sans filtre :

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Résignation et exaspération, ça peut donner une révolte ou une révolution. Les Français ont envie de renverser la table. Il y a deux façons de le faire : par les urnes, et j’espère que ce sera quelque chose de démocratique, ou dans la rue. Et je crains qu’une étincelle…

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Ce mélange de résignation et d’exaspération, "un mélange dangereux", fait dire à Jean-Christophe Lagarde que cela peut "déboucher sur des violences". "On le voit à chaque mouvement collectif", ajoute-t-il.

Pour lui, la majorité socialiste, ainsi que le couple Hollande-Valls, est en déliquescence et le retour aux urnes pour la présidentielle, en 2017, est un horizon encore trop lointain. "Nous risquons une explosion sociale et je ne vois pas comment nous allons passer les 30 mois qui nous séparent de la prochaine élection présidentielle sans qu’il n’arrive rien", martèle-t-il ajoutant qu’il "espère (se) tromper".

Enfin, à l’instar de Rama Yade, la vice-présidente du Parti radical – partie intégrante de l’UDI -, il se dit favorable à "une révolution démocratique". "Mais dans trente mois, c’est long", conclut-il fataliste.

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