Bruno Le Roux veut positiver les menaces d'abstention des parlementaires de la majorité

Publié à 08h33, le 29 avril 2014 , Modifié à 08h48, le 29 avril 2014

Bruno Le Roux veut positiver les menaces d'abstention des parlementaires de la majorité
Bruno Le Roux sur i>Itélé le 29 avril 2014 © images i>Télé

PO-SI-TI-VER - Si Bruno Le Roux est en pleines tractations pour limiter le nombre d'abstentionnistes de gauche ce 29 avril lors du vote sur le programme de stabilité présenté par le Premier ministre, il tient à montrer bonne figure ce mardi matin sur i>Télé. Le patron du groupe socialiste à l'Assemblée a ainsi trouvé un aspect positif à toute cette rébellion : la 5e République s'en trouve requinquée !

Bruno Le Roux estime ainsi que le dialogue établi entre les députés et Manuel Valls est une nouveauté et grandit le Parlement :

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Nous avons eu un dialogue avec le gouvernement qui a sérieusement rajeuni la 5e République, qui a remis le Parlement au centre du débat.

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Le président du groupe socialiste demande *encore * à ses ouailles de se ranger derrière la voix majoritaire :

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Ce que je dis à mes collègues, à mes amis, c'est que le premier devoir de la majorité c'est d'être la majorité, c'est d'être forte. (...) Quelques fois nos comportements ne rassurent pas, ils viennent étonner ceux qui nous regardent. (...) Pour donner une chance à ce dialogue, faire en sorte qu'il puisse continuer, il faut se rassembler.

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La veille, le bureau national du PS s'est rassemblé et a approuvé le programme de stabilité, par 31 voix contre 15 opposées et une abstention. Ce que Bruno Le Roux voit comme une "large majorité" :

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C'était un débat qui devait permettre à chacun d'exposer ses positions. Après que chacun ait fait connaitre son point de vue, on se rassemble sur le point de vue majoritaire.

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Le député de Seine-Saint-Denis sous-entend enfin que certains parlementaires, considérés comme des "frondeurs" car menaçant de s'abstenir ce mardi après-midi lors du vote sur le programme de stabilité, se font entendre pour faire valoir leurs propres chapelles, en vue par exemple du prochain congrès du Parti socialiste. Congrès où les équilibres entre les différents mouvements du PS se redessinent :

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Mon premier problème a été la sincérité. (...) Et mon devoir, celui du Premier ministre, était d'apporter des réponses sur le cap qui est le notre, sur la justice qui est la notre. (...) Ensuite s'il y a d'autres parlementaires qui veulent être dans des jeux pour préparer des choses en aval - un Congrès ou des choses comme ça - je dis que c'est trop tôt, ce n'est pas le moment. Nos petits jeux viennent brouiller tout ce que nous pouvons dire aux Français et les démobiliser.

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