Cécile Duflot "très douée politiquement" ? "Du second degré", précise-t-elle

Publié à 17h56, le 25 novembre 2014 , Modifié à 09h33, le 26 novembre 2014

Cécile Duflot "très douée politiquement" ? "Du second degré", précise-t-elle
Cécile Duflot © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/ JEAN-MARIE LAMBOLEY

AUTO-CONGRATULATIONS - On savait déjà que Cécile Duflot estime avoir "les épaules assez larges" pour être candidate à la prochaine élection présidentielle. On apprend aujourd'hui qu'en plus, la députée EELV de Paris a plusieurs atouts dans sa poche.

Lundi 24 novembre, l'ancienne ministre du Logement a fait escale à Orléans. Sur la route, elle s'est confiée au Monde et a de nouveau évoqué son avenir politique. Et voici comment elle voit :

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J’ai fait trois campagnes présidentielles. Cela me donne du recul et une certaine capacité de résistance. […] Je suis très douée politiquement, mais bien malin celui qui saura me donner la situation politique à ce moment-là. En 2010, Dominique Strauss-Kahn était élu président de la République.

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[Edit 19h55 : sur Twitter, l'ancienne ministre a indiqué, dans plusieurs messages, qu'il s'agissait de "second degré"]

Comprendre : Cécile Duflot a *un peu* envie de se présenter à l'élection présidentielle de 2017, mais elle ne prendra sa décision qu'au début de l'année 2016. "J’ai l’intelligence des situations", ajoute-t-elle un peu plus loin, manière d'expliquer qu'elle se prépare à toute éventualité pour, le moment venu, se lancer.

D'ailleurs, cette "intelligence" des situations, chacun aura déjà pu l'observer lorsque l'écolo a claqué la porte du gouvernement, au printemps dernier. Une sortie qui a un peu contrecarré ses plans selon Pascal Durand, également cité par Le Monde. Il explique 

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Cécile, elle avait un agenda pour quitter le gouvernement et elle en avait un autre pour annoncer sa candidature à la présidentielle.

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L'élue EELV a donc su s'adapter et s'ériger en grande figure du parti qu'elle a dirigé pendant un peu moins de deux ans.

Début novembre, interrogée par le magazine Charles, l'ancienne ministre avait déjà fait un premier pas vers une éventuelle candidature. "La vie politique c'est toujours du mouvement, toujours des événements. Il faut se tenir prête. Est-ce que comme il y a cinq ans j'estime que je n'ai pas les épaules ? Je peux vous répondre : non. Je n'estime plus ça, je pense que j'ai les épaules", avait-elle dit. 

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