Comment Xavier Bertrand joue sur les nuances de son CV pour se différencier de ses concurrents de l'UMP

Publié à 16h29, le 14 juillet 2014 , Modifié à 16h36, le 14 juillet 2014

Comment Xavier Bertrand joue sur les nuances de son CV pour se différencier de ses concurrents de l'UMP
Xavier Bertrand le 19 février 2014 (Lionel Vadam, Maxppp).

Xavier Bertrand a un message pour vous: il n'est pas comme les autres. En effet, celui qui s'est d'ores et déjà porté candidat à la primaire de l'UMP en 2016, veut montrer à ses électeurs potentiels qu'il ne fait pas partie du même sérail que ses petits collègues. Et pour cela, l'ancien ministre a une technique béton: jouer avec les nuances en espérant que ça passe.


Interrogé par Nice Matin, Xavier Bertrand expose donc ses atouts :

Nice Matin: Vous êtes candidat à la primaire, qu’est-ce qui vous caractérise, vous différencie?



Xavier Bertrand: Déjà mon parcours. Je suis difficilement classable. Je suis provincial, je n’ai pas fait le cursus parisien classique et je n’ai jamais fait l’ENA ni été membre d’un cabinet ministériel, je n’ai jamais appartenu à une écurie présidentielle.


Factuellement, rien n'est totalement faux. Xavier Bertrand n'a en effet jamais été chef, ou directeur de cabinet d'un ministre, et a fait ses études à l'université. Mais, à bien des égards Xavier Bertrand joue avec les nuances de ses postes précédents.


"Je n'ai jamais été membre d'un cabinet ministériel": Si Xavier Bertrand n'a pas été "membre d'un cabinet ministériel", il a lui-même été ministre, et à plusieurs reprises. Secrétaire d'Etat chargé de l'Assurance Maladie en 2004, puis ministre de la Santé en 2006, et ministre du Travail en 2007. Ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler un parcours loin des cabinets ministériels...


"Je n'ai jamais appartenu à une écurité présidentielle": Xavier Bertrand devra nous donner sa définition exacte de l'écurie présidentielle. Car le grand public l'a découvert lorsqu'il était porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, lors de sa campagne présidentielle en 2007. S'il ne faisait pas partie d'une "écurie présidentielle", force est de reconnaître qu'il était bien au service d'un candidat.


Ah oui, sinon, devinez par quelle phrase débute l'interview de Xavier Bertrand ? "Je suis profondément choqué". Non, rien.

Du rab sur le Lab

PlusPlus