Hervé Morin: "on ne peut pas considérer la présidence de Nicolas Sarkozy comme une vraie réussite"

Publié à 13h42, le 26 juillet 2014 , Modifié à 13h42, le 26 juillet 2014

Hervé Morin: "on ne peut pas considérer la présidence de Nicolas Sarkozy comme une vraie réussite"
Nicolas Sarkozy et Hervé Morin le 4 mai 2010 © Reuters

Il a été ministre de la Défense de 2007 à 2010, et fait aujourd'hui un constat: c'était quand même pas le top sous Nicolas Sarkozy. Hervé Morin, président du Nouveau centre et candidat à la présidence de l'UDI, donne ce 26 juillet une interview au Parisien, et se fait sévère quant au bilan de l'ancien président.



Hervé Morin est interrogé sur un possible retour aux affaires de Nicolas Sarkozy, et ne cache pas son scepticisme :



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J'ai appartenu à sa majorité pendant cinq ans et je ne renie pas mes responsabilités. 



Cependant, on ne peut pas considérer sa présidence comme une vraie réussite, la preuve: il a été battu. Les Français, les milieux économiques notamment, ont mesuré l'énorme fossé entre sa volonté affichée en 2007 et son exercice du pouvoir.



Son retour est probablement voulu par les sympathisants UMP, mais c'est nettement plus compliqué quand il s'agit de tous les Français.

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Ce n'est pas la première fois que Hervé Morin se fait sévère avec l'ancien président. Dès 2011, il jugeait que Nicolas Sarkozy "n'a pas réussi à se glisser dans l'amidon de la fonction" présidentielle. "On a souvent été faibles et parfois lâches", ajoutait-il en septembre 2013

Bonus track: où sont les femmes ? 



Interrogé sur le futur candidat du centre à la présidentielle, Hervé Morin n'a qu'une seule certitude: son sexe. En effet, le président du Nouveau centre est persuadé que ce candidat sera un homme :



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Je souhaite que l'on construise une large majorité d'idées s'adressant aux centristes de l'UMP, à Juppé, Fillon, au Modem de Bayrou, aux écolos et aux déçus de la gauche. Qu'on leur propose un contrat de majorité dont nous serons le pivot. On verra ensuite quel homme émergera.

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Exit donc Rama Yade et Chantal Jouanno, et d'autres.

Du rab sur le Lab

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