"Dans les yeux", Jean-François Copé assure aux Français que son intégrité est "totale"

Publié à 20h04, le 27 mai 2014 , Modifié à 21h02, le 27 mai 2014

"Dans les yeux", Jean-François Copé  assure aux Français que son intégrité est "totale"
Jean-François Copé (Capture d'écran TF1)
Image Sylvain Chazot


Quelques heures à peine avoir annoncé sa démission de la présidence de l’UMP, Jean-François Copé est allé s'expliquer sur TF1. Celui qui, le 15 juin, ne sera plus à la tête du parti de la rue de Vaugirard, a ainsi justifié sa décision, prise selon lui de son propre chef: 

Je ne voulais pas voir revenir le spectre de la division que l’on retrouvait dans l’œil gourmand de certains qui se sont exprimés. [...] Je veux leur dire [aux Français] dans les yeux que mon honnêteté, mon intégrité est totale

"Dans les yeux". La formule n'est pas sans rappeler celle de Jérôme Cahuzac lorsque le ministre du Budget niait avoir un compte bancaire en Suisse

Sur TF1 mardi 27 mai, Copé s'est dit "très heureux que la justice soit intervenue et soit intervenue vite"dans l'affaire Bygmalion, expliquant vouloir que tout la lumière soit faite sur cette affaire. Puis, une nouvelle fois, il a rappelé qu'il n'était au courant de rien, accusant des "collaborateurs" qui ont "abusé de [sa] confiance, quel que soit le mobile" : 

J’ai découvert tout cela lorsque ça été publié par votre confrères Libération. [...] J’ai fait confiance à ceux dont c’était le métier. […] Je n’avais pas vocation, dans la mission qui était la mienne, à repasser derrière ceux dont c’est le métier pour voir les factures, les chèques ou les devis.

De sa démission, il en tire déjà un effet : "C’est une page qui se tourne. Il est évident que je ferai désormais de la politique autrement mais avec cette même idée qui m’anime depuis toujours qui est l’amour de mon pays." Conséquence immédiate de cette "épreuve" que le député de Seine-et-Marne traverse. Il l'explique en réaffirmant une nouvelle fois son innocence : 

Quand j'ai appris tout ça, une partie du ciel m'est tombée sur la tête. [...] Jamais, jamais, je le dis ici, je le redirai à la justice bien sûr, jamais, jamais [je n'ai menti]. J'ai découvert ça il y a 12 jours, je vous l'ai dit et je demande vraiment que chacun sache que, dans cette affaire, je suis à la pleine et entière disposition pour montrer toute ma bonne foi.

Mardi 27 mai, au matin, Jean-François Copé a annoncé sa démission de la présidence de l’UMP. Attaqué de toutes parts lors du bureau politique du parti [pour retrouver notre Top 5 des attaques les plus violentes contre Jean-François Copé en bureau politique, c’est ici], le député de Seine-et-Marne a craqué : sa démission sera effective à compter du 15 juin, le temps de "régler les affaires courantes".

La direction de l’UMP sera assurée, jusqu’au Congrès extraordinaire organisé à l’automne, par les trois anciens Premiers ministresAlain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon.

La décision de Jean-François Copé fait suite aux derniers rebondissements de l’affaire Bygmalion. Au lendemain de la victoire du FN lors des élections européennes du 25 mai, le directeur de cabinet de Jean-François Copé Jérôme Lavrilleux a reconnu des "dérapages" financiers lors de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, assurant que ni Jean-François Copé ni Nicolas Sarkozy n’étaient au courant.

Mis en cause par l’avocat de Bygmalion, l’ex trésorier de la campagne présidentielle, Philippe Briand a réfuté ces accusations. Idem pour Guillaume Lambert, directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Par la voix de son avocat auprès de l’AFP, il a lâché son ancien adjoint Jérôme Lavrilleux, se déclarant "totalement étranger aux dispositions mises en place entre Bygmalion et l'UMP".

Article en construction

Du rab sur le Lab

PlusPlus