Jean-Luc Mélenchon dénonce les médias qui surestiment "l’impact du Front national" et minimisent celui du Front de gauche

Publié à 08h35, le 27 mars 2014 , Modifié à 09h42, le 27 mars 2014

Jean-Luc Mélenchon dénonce les médias qui surestiment "l’impact du Front national" et minimisent celui du Front de gauche
Jean-Luc Mélenchon.

Invité des 4 Vérités sur France 2, jeudi 27 mars, Jean-Luc Mélenchon est venu avec son petit document prouvant que la progression du FN lors de ces élections municipales était erronée. Contrairement à la forte poussée du Front de gauche, selon lui. Un document mis en ligne sur son site et aussitôt partagé sur les réseaux sociaux.

"Oui, je relativise la montée du Front national", affirme le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012 qui dénonce "un côté préfabriqué à l’information". Selon l’eurodéputé, le Front national n’a pas progressé depuis 2012, à la différence du Front de gauche.

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Non, le Front national, si vous regardez les chiffres, fait légèrement moins dans les villes où il est candidat – c’est quand même les meilleures villes pour lui – qu’il n’a fait à l’élection présidentielle.
Sur le tableau vous voyez que nous sommes en légère progression par rapport à l’élection présidentielle, ce qui n’est pas le cas du Front national.

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S’il reconnait que le parti de Marine Le Pen a en revanche progressé depuis les municipales de 2008, Jean-Luc Mélenchon se gargarise de la "progression foudroyante" du Front de gauche, rappelant qu’en 2008 le Parti communiste était parti en solo :

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De la même manière, nous présentons plus de listes autonomes que le Front national et nous faisons une progression tout à fait foudroyante entre 2008, où nos camarades communistes étaient tous seuls, et maintenant où nous présentons plus de 600 listes autonomes dans tout le pays.

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Il convient, selon Jean-Luc Mélenchon, d’arrêter "ce cinéma" car cela donne une image "pitoyable" de la France à l’étranger où l’on pense, affirme-t-il que "le fascisme est en train de l’emporter".

Et de conclure :

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Ça donne une très mauvaise image de la France, un FN dont on surestime l’impact.

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Bonus track : Mélenchon boycottera les soirées électorales

Lors de la soirée électorale du premier tour, le 23 mars, Jean-Luc Mélenchon, agacé, avait quitté le plateau de TF1. Ce jeudi, le coprésident du Parti de gauche affirme qu’on ne le verra pas sur les plateaux lors des soirées électorales du deuxième tour.

Et s’en prend au service public qui, selon lui, l’a "maltraité" :

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Vous m’avez trop maltraité. Je ne viendrai pas, je veux marquer ma désapprobation sur le temps d’antenne qui a été le nôtre, c’est-à-dire égal à 0, pour parler des municipales sur le service public.

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En revanche, il se dit prêt à revenir pour les soirées pour les européennes si le service public "se comporte mieux".

Le départ de Mélenchon du plateau de TF1 :

Du rab sur le Lab

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