Jean-Marie Le Pen "ne regrette pas" sa provocation sur Michel "Durafour crématoire"

Publié à 16h00, le 28 avril 2014 , Modifié à 16h29, le 28 avril 2014

Jean-Marie Le Pen "ne regrette pas" sa provocation sur Michel "Durafour crématoire"
Jean-Marie Le Pen et Sophie Robert © MaxPPP

RIEN DE RIEN – La venue de Jean-Marie Le Pen à Saint-Etienne dimanche 27 avril, journée nationale de la Déportation, avait été dénoncée, mais pas de quoi inquiéter le principal intéressé. 

En marge de son meeting pour les européennes, le fondateur du FN est revenu l’une de ses plus *célèbres* provocations, jeu de mot douteux formulé en 1988 sur le patronyme du ministre de la Fonction publique de l’époque, Michel Durafour. Jean-Marie Le Pen avait alors parlé, lors des universités d’été du FN, de "monsieur Durafour crématoire".

Cité par Le Progrès, le président d’honneur du Front national n’émet aucun regret :

[Monsieur Durafour] est un monsieur qui me doit d’avoir été ministre d’État. Je n’aurais pas sorti cette formule banale, que je ne regrette pas. Je n’ai fait que copier Le Canard Enchaîné qui avait parlé du Colonel Dufour en écrivant : 'Dufour crématoire'.

Pour ces propos, Jean-Marie Le Pen avait été condamné en 1993 à 10.000 francs d’amende, soit environ 1.500 euros, pour "injure publique".

Samedi 26 avril, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté contre la venue du président d’honneur du FN dans le Forez. Pour le député PS de la Loire, Régis Juanico, "la présence à Saint-Etienne pendant la journée nationale de la Déportation de l'auteur de l'infâme 'Durafour Crématoire' est une provocation".

[BONUS TRACK] Des œufs remplis de peinture ont été jetés sur la façade du restaurant qui recevait Jean-Marie Le Pen dimanche 27 avril. Commentaire du frontiste cité par Le Progrès :

Je ne conteste pas que des gens ne m’aiment pas. Ça n’autorise pas à polluer la ville ou jeter des pots de peinture sur le bâtiment qui m’accueille aujourd’hui. C’est du harcèlement démocratique.

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