L'ex-UMP Sébastien Chenu minimise l'irritation de Marion Maréchal – Le Pen et Bruno Gollnisch après son ralliement au RBM

Publié à 16h24, le 15 décembre 2014 , Modifié à 16h42, le 15 décembre 2014

L'ex-UMP Sébastien Chenu minimise l'irritation de Marion Maréchal – Le Pen et Bruno Gollnisch après son ralliement au RBM
Sébastien Chenu et Marine Le Pen, vendredi 12 décembre © REUTERS/Charles Platiau

Officiellement, il n'y a aucun problème. Interrogée par le Lab vendredi 12 décembre en conférence de presse, Marine Le Pen a expliqué que les inquiétudes sur le ralliement au RBM de Sébastien Chenu avaient été levées lors du Bureau politique du FN.

La nomination de l'ancien secrétaire national de l'UMP et fondateur de GayLib a fait grincer quelques dents au Front national, notamment parmi les "historiques" qui ne voyaient pas forcément d'un très bon œil le recrutement d'un ancien adversaire politique, qui plus est ouvertement favorable au mariage gay, alors que le parti souhaite l'abroger. Parmi ces irrités, il y avait Bruno Gollnisch.

Ce lundi 15 décembre, l'eurodéputé précise qu'il n' a pas été le seul à avoir fait part de son "étonnement" quant au ralliement de Sébastien Chenu. Il cite explicitement Aymeric Chauprade et… Marion Maréchal – Le Pen.

Voici ce qu'il écrit sur son blog :

Il faut le dire, des personnalités du FN comme Marion Maréchal-Le Pen ou Aymeric Chauprade, Karim Ouchikh pour le SIEL, ont été en effet  plus réservés et ont fait part de leur 'étonnement' lors du Bureau Politique qui s’est tenu vendredi. Bruno Gollnisch ne s’est pas répandu dans la presse réservant à Marine et au Bureau Politique ses réflexions. Tout juste a-t-il relevé que M. Chenu incarne a priori 'tout ce que nous avons combattu. Il se déclarait européiste, militait contre le rapprochement de la droite avec le FN… Il incarne tout ce que nous avons combattu depuis des années'.

Lundi 15 décembre, Bruno Gollnisch a appelé Sébastien Chenu. Et l'échange a été plus que cordial, selon le nouveau rallié. Contacté par le Lab, Sébastien Chenu explique que l'eurodéputé avait "des doutes" sur son engagement. "Il voulait une vérification d'information sur mes opinions, notamment concernant l'Europe", précise celui qui sera candidat aux départementales de 2015. Il ajoute :

On a convenu de se rencontrer. On apprendra à se connaître et à vivre ensemble. Ce genre d'affrontements ne me change pas fondamentalement de ce que j'ai vécu à l'UMP. Ça me rappelle les échanges que j'ai eus à l'UMP avec Jean-François Copé ou Xavier Bertrand sur le mariage pour tous. La seule différence finalement, c'est la cohérence de Marine Le Pen.

Pas de souci donc. Marine Le Pen non plus ne s'inquiète pas. Vendredi 12 décembre, la présidente du FN a estimé qu'il était normal que certaines divergences d'opinion se fassent entendre maintenant que son parti grandit. Elle a dit :

Quand nous étions moins nombreux, il était facile d'être à 1.000% d'accord. […] C'est l'immense force de notre parti de savoir attirer des gens venus d'horizons différents.

Du rab sur le Lab

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